NO SUBSTANCE (1998)

© Atlantic Records – Mai 1998

Composition : Greg Graffin (chant), Brian Baker (guitare), Greg Hetson (guitare), Jay Bentley (basse), Bobby Schayer (batterie).

Troisième album chez Atlantic après les très bon “Stranger than fiction” et “The Gray Race“, cet opus reçoit un accueil bien plus mitigé. Aucune des chansons de cet album ne sont jouées en concert.

Liste des chansons

1. Hear it Greg Graffin
2. Shades of truth Greg Graffin
3. All fantastic images Graffin, Baker
4. The biggest killer in american history Greg Graffin
5. No substance Greg Graffin
6. Raise Your Voice ! * Greg Graffin
7. Sowing the seeds of utopia Greg Graffin
8. The hippy killers Greg Graffin
9. The state of the end… Graffin, Baker
10. The voracious march of godliness Greg Graffin
11. Mediocre minds Graffin, Hetson
12. Victims of the revolution Graffin, Baker
13. Strange denial Greg Graffin
14. At the mercy of imbeciles Graffin, Baker, Hetson
15. The same person Graffin, Baker, Bentley
16. In so many ways Greg Graffin
17. Out of hand ** Greg Graffin

* Participation de Campino du groupe Die Toten Hosen.
** Chanson sortie en 1999 sur l’album « Short music for short people », une compilation de très courts titres punk rock (Fat Wreck Chords).

1. Hear It (Graffin)

Like a morning crow and his unwelcome song
Or a worn-out broken record that keeps skipping along,
Mountains of instructions you keep piling on me
Resound like a cacophonous symphony.
But I don’t wanna hear it anymore,
No, I don’t wanna hear it anymore.
Let’s go!

Priests and politicians pretend they’re your friend
And police speak to you like you’re a child again.
Blanket statements cover you like a rug
And they tell me maybe I’m acting a little too smug.
But I don’t wanna hear it anymore,
No, I don’t wanna hear it anymore.
No more!

Every day we hear the secrets of life
Reduced to cheap jokes, poetry and friendly advice.
They’d rather see us all pusillanimous,
Absorbent in their chorus of correctness.
But I don’t wanna hear it anymore,
No, I don’t wanna hear it anymore,
I said, I don’t wanna hear it anymore,
No, I don’t wanna hear it anymore !

Entendre ça

Comme un corbeau le matin et son chant malvenu
Ou un disque rayé et usé qui ne cesse de sauter,
Une montagne d’instructions que tu ne cesses de déverser sur moi
Résonnent comme une symphonie cacophonique.
Mais je ne veux plus entendre ça,
Non, je ne veux plus entendre ça.
Allez !

Les prêtres et les politiciens prétendent être vos amis
Et la police vous parle comme si vous étiez encore un enfant.
Les déclarations générales vous couvrent comme un tapis
Et on me dit que je suis peut-être un peu trop suffisant.
Mais je ne veux plus entendre ça,
Non, je ne veux plus entendre ça.
Plus jamais !

Chaque jour, nous entendons les secrets de la vie
Réduits à des blagues de mauvais goût, à de la poésie minable et à des conseils amicaux bon marché.
Ils préfèrent nous voir tous pusillanimes,
Absorbants leur refrain rempli de bienséance.
Mais je ne veux plus entendre ça,
Non, je ne veux plus entendre ça,
J’ai dit que je ne voulais plus entendre ça,
Non, je ne veux plus entendre ça !

2. Shades Of Truth (Graffin)

Here inside this quiet room, there’s direction,
Outside in the sultry noontime reflection.
A million people scurry, they are looking for advice,
None willing to lend charity just exercise their…

Shades of truth, and partisan convention,
Shades of truth between disparate lines.
Shades of truth interpret my intentions.
You don’t know I’m alright,
You don’t know I’m alright.

Who authored the blueprints and made us captains?
Someone proclaimed creation, people listened.
While children by the millions are thrown into this zoo,
The so-called gift of clarity!
Oh, what was God up to?

Shades of truth, and lenient conventions,
Shades of truth between disparate lines.
Shades of truth interpret my intentions.
You don’t know I’m alright,
You don’t know I’m alright.

So many walking parallel and pull their blinders tight,
So few offer apology and accept others’ rights,
And nothing absolutely can be cherished in the end,
Can’t we all accept that it will all happen again?

Shades of Truth, just partisan convention,
Shades of Truth between disparate lines.
Shades of Truth interpret my intentions.
You don’t know I’m alright,
You don’t know I’m alright.

Shades of Truth, just partisan convention,
Shades of Truth between disparate lines.
Shades of Truth interpret my intentions.
You don’t know I’m alright,
You don’t know I’m alright.

Des vérités nuancées

Ici, dans cette salle silencieuse, il y a une orientation,
Dehors, dans la chaleur étouffante de midi.
Un million de personnes accourent, à la recherche de conseils,
Personne ne veut faire preuve de charité, mais juste exercer ses…

Vérités nuancées, et convention partisane,
Des vérités nuancées entre des lignes disparates.
Des vérités nuancées interprètent mes intentions.
Vous ne savez pas si je vais bien,
Vous ne savez pas si je vais bien.

Qui a rédigé les plans et nous a nommés capitaines ?
Quelqu’un a proclamé la création, les gens ont écouté.
Alors que des millions d’enfants sont jetés dans ce zoo,
Le soi-disant don de clairvoyance !
Mais qu’est-ce que Dieu a fait ?

Des vérités nuancées et des règles clémentes,
Des vérités nuancées entre des lignes disparates.
Des vérités nuancées interprètent mes intentions.
Vous ne savez pas si je vais bien,
Vous ne savez pas si je vais bien.

Tant de gens marchent côte à côte et resserrent leurs oeillères,
Si peu d’entre eux présentent des excuses et acceptent les droits des autres,
Et absolument rien ne peut être chéri en fin de compte,
Ne pouvons-nous pas tous accepter que tout ça va se reproduire ?

Des vérités nuancées, et convention partisane,
Des vérités nuancées entre des lignes disparates.
Des vérités nuancées interprètent mes intentions.
Vous ne savez pas si je vais bien,
Vous ne savez pas si je vais bien.

3. All Fantastic Images (Graffin, Baker)

England
Seemed like such a beautiful place from afar,
Until one day
I saw how miserable things really are.

All fantastic images,
They only are apparent,
Propagated just by hope
And desire to share it.

Beauty
Was the allure that brought me close to you.
Loneliness
Was the bond that made me stick like glue.

All fantastic images,
They only are apparent,
Promoted by desperate hope
That things are somewhere better.

I don’t have a thing against fantasy,
But to chase it down just doesn’t make sense to me.
If your only hope is simply peace and love,
You end up discarding most of what you’re made of.

All fantastic Images,
They only are apparent,
Promoted by desperate hope
That things are somewhere better.

Toutes ces images fantastiques

L’Angleterre
Semblait un si bel endroit vu de loin,
Jusqu’à ce qu’un jour
Je vois combien les choses sont vraiment misérables.

Toutes ces images fantastiques,
Elles sont seulement apparentes,
Reposant uniquement sur l’espoir
Et le désir de les partager.

La beauté
C’est le charme qui m’a rapproché de toi.
La solitude
C’est ce qui m’a collé à toi comme de la colle.

Toutes ces images fantastiques,
Elles sont seulement apparentes,
Promues par un espoir désespéré
Que les choses sont meilleures ailleurs.

Je n’ai rien contre la fantaisie,
Mais la poursuivre n’a plus aucun sens pour moi.
Si votre seul espoir est simplement la paix et l’amour,
Vous finirez par rejeter la plupart de ce dont vous êtes fait.

Toutes ces images fantastiques,
Elles sont seulement apparentes,
Promue par un espoir désespéré
Que les choses sont meilleures ailleurs.

4.  The Biggest Killer In American History (Graffin)

You have got your stranglers and prowlers in soft shoes,
Furniture makers, carpenters too,
Bombers and commandos, all with some lost cause,
Disgruntled workers, immersed in “veritás”.

But stealthily, in the land of the free, it’s lurking right there:
Most are unaware of
The biggest killer in American history,
And God shed his grace on thee.

Business institutions, universities,
Both are quite the circus where the killer wants his way.
I think of Edward Teller and his moribund reprise,
Then I look to Nevada and I can’t believe my eyes.
It’s time for him to die!

Most cannot remember minutia learned in school.
It’s not there on the blackboard, it’s what they don’t tell you.
We have got a problem, it starts and ends right here.
It can be defeated, but you’ve got to face your fear.

We’ll join and unite and steady our sight,
Then we’ll put it right ’cause it’s time to fight
The biggest killer in American history,
And God shed his grace on thee.

Le plus grand tueur de l’histoire américaine

Il y a des étrangleurs et des rôdeurs en escarpins,
Les fabricants de meubles, les charpentiers aussi,
Des bombardiers et des commandos, tous avec des causes perdues,
Des travailleurs mécontents, immergés dans la “veritás”.

Mais furtivement, au pays de la liberté, il se cache là :
La plupart ne soupçonnent pas
Le plus grand tueur de l’histoire américaine,
Et Dieu vous a accordé sa grâce.

Les institutions financières, les universités,
Les deux sont bien les lieus où le tueur veut se frayer un chemin.
Je pense à Edward Teller * et à sa morbide résurrection,
Puis je regarde le Nevada et je n’en crois pas mes yeux.
Il est grand temps qu’il meure !

La plupart ne se souviennent pas des détails appris à l’école.
Ce n’est pas là sur le tableau, c’est ce qu’ils ne vous disent pas.
Nous avons un problème, il commence et se termine ici.
Il peut être vaincu, mais vous devez affronter votre peur.

Nous allons nous unir et maintenir notre point de vue,
Ensuite, nous rectifierons le tir car il est temps de combattre
Le plus grand tueur de l’histoire américaine,
Et Dieu vous a accordé sa grâce.

* Inventeur de la bombe H (à hydrogène).

5. No Substance (Graffin)

History doesn’t make something right,
Consensus is not a fact-based exercise.
You’re tied and bound to this self-indulgent enterprise…
We call America.

A brush with a star, a token of love,
A name in the sand, enough is enough.
A diet of air, a face on the net,
A fish in your palm, your television set.

Once you convince yourself,
The universe falls into place.
You’ve got your ideas
And your posse of friends,
You all make up rules
And the fun never ends.

But still there’s a problem that leaves you gasping for air,
You look for some meaning, blank smiles are all that’s there,
And still water stales a soft summer breeze,
You cling to your hopes while you drop to your knees.
There’s no substance.

Once you convince yourself,
The universe falls into place.
You’ve got your ideas
And your posse of friends,
You all make up rules
And the fun never ends.

But still there’s a problem that leaves you gasping for air,
You look for some meaning, blank smiles are all that’s there,
And still water stales a soft summer breeze,
You cling to your hopes while you drop to your knees.
There’s no substance.

Pas de sens

L’histoire fait tout de travers,
Le consensus n’est pas un exercice basé sur des faits.
Vous êtes lié à cette entreprise complaisante…
Que nous appelons l’Amérique.

Un pinceau avec une étoile, un gage d’amour,
Un nom dans le sable, trop c’est trop.
Un régime d’air, un visage sur le Net,
Un poisson dans le creux de votre main, votre téléviseur.

Une fois que vous vous serez convaincu,
L’univers se mettra en place.
Vous avez vos idées
Et votre cercle d’amis,
Vous inventez tous des règles
Et le plaisir ne s’arrête jamais.

Mais il y a toujours un problème qui vous pousse à bout,
Vous cherchez un sens, là où il n’y a que des sourires en coin,
Et l’eau stagnante empeste la douce brise d’été,
Vous vous accrochez à vos espoirs tout en vous mettant à genoux.
Ça n’a pas de sens.

Une fois que vous vous serez convaincu,
L’univers se mettra en place.
Vous avez vos idées
Et votre cercle d’amis,
Vous inventez tous des règles
Et le plaisir ne s’arrête jamais.

Mais il y a toujours un problème qui vous pousse à bout,
Vous cherchez un sens, là où il n’y a que des sourires en coin,
Et l’eau stagnante empeste la douce brise d’été,
Vous vous accrochez à vos espoirs tout en vous mettant à genoux.
Ça n’a pas de sens.

6. Raise Your Voice (Graffin)

Fa fa fafa fa fa fafa
Raise Your Voice!

Don’t be played like someone else’s board game.
Don’t be classed out like some desolate redoubt.
Don’t be misled, you’ve got a lot on your head
And nobody’s gonna pay attention when you are dead.
So:

Fa fa fafa fa fa fafa
Raise Your Voice!

It’s the primary rule, you gotta wanna be fooled.
It’s our daunted restraint that keeps us silent in shame.
It’s our nature to be adversarial and free,
Our evolution didn’t hinge on passivity.

Fa fa fafa fa fa fafa
Raise Your Voice!

Fais entendre ta voix

Fa fa fafa fa fa fa fafa
Fais entendre ta voix !

Ne te laisse pas manipuler comme si tu étais le jouet de quelqu’un d’autre.
Ne te laisse pas cataloguer en tant que redoute désolante.
Ne te laisse pas tromper, tu as beaucoup de choses sur la conscience
Et personne ne fera attention quand tu seras mort.
Donc :

Fa fa fafa fa fa fa fafa
Fais entendre ta voix !

C’est la règle de base, il faut vouloir se faire avoir.
C’est notre redoutable retenue qui nous fait garder le silence, honteux.
C’est dans notre nature d’être contradictoire et libre,
Notre évolution ne s’est pas faite dans la passivité.

Fa fa fafa fa fa fa fafa
Fais entendre ta voix !

7. Sowing The Seeds Of Utopia (Graffin)

We all know politicians only go
Just halfway there,
Just halfway there.
The innocence of youth needs protection not abuse
But no one seems to care,
Yet no one seems to care.

And you sit there and watch the world go around
From your pseudo-benevolent vantage point,
While we who’ve been left to pick up after you
Try our best to make some sense for those who
Come next.

Now what have you done to foster the truth
Besides just hide the lies?
Besides just hide the lies?
A selfish campaign never justifies the gain,
But the means are verified,
Yeah, the means are verified.

And you sit there and insist you are right
From your popular psychological podium,
While those who rely and depend on you,
They wilt because you don’t accept we need
Each other.

While sowing the seeds of Utopia,
You invoked a convenient amnesia.
You forgot how to care, you forgot how to provide,
You forgot how to work towards a meaningful life.

En semant les graines de l’Utopie

Nous savons tous que les politiciens ne font
Rien jusqu’au bout,
Rien jusqu’au bout.
L’innocence de la jeunesse a besoin de protection et non d’abus
Mais personne ne semble s’en soucier,
Pourtant, personne ne semble s’en soucier.

Et vous restez assis là à regarder le monde tourner
De votre point de vue prétendument bienveillant,
Alors que nous, qui devons ramasser après vous
Nous faisons de notre mieux pour donner du sens pour ceux qui
Viendront après.

Qu’avez-vous fait pour promouvoir la vérité
A part cacher les mensonges ?
A part cacher les mensonges ?
Une campagne égoïste ne justifie jamais le profit,
Mais les moyens sont vérifiés,
Oui, les moyens sont vérifiés.

Et vous êtes assis là à insister sur le fait que vous avez raison
Depuis votre populaire podium psychologique,
Alors que ceux qui comptent sur vous et dépendent de vous,
Se fanent parce que vous n’acceptez pas que nous puissions avoir besoin
Les uns des autres.

Tout en semant les graines de l’Utopie,
Vous avez évoqué une amnésie bien commode.
Vous avez oublié comment prendre soin, vous avez oublié comment subvenir aux besoins,
Vous avez oublié comment œuvrer pour une vie pleine de sens.

8. The Hippy Killers (Graffin)

Our Apocalypse 1981,
Teenage vagrants lookin’ for some fun.
A renewed promise of prosperity,
A vulgar platform for the world to see.
We were…

The hippy killers !

Busted refuse from broken homes,
Pocked flesh and malacious bones,
Creatures sustained by desire, heart and soul,
Nothing to leave and nowhere to go.
We were…

The hippy killers !

Good days during horrible times,
Overused bodies, neglected minds,
Shoulder to shoulder we formed as one,
The next miserable generation.
We were…

The hippy killers !

Les tueurs de hippies

Notre apocalypse, 1981,
Des adolescents errants à la recherche de distractions.
Une nouvelle promesse de prospérité,
Une vulgaire vitrine pour le monde entier.
Nous étions…

Les tueurs de hippies !

Des rebuts de foyers brisés,
Des chairs empoisonnées et des os douloureux,
Des créatures animées par le désir, le cœur et l’âme,
Rien à perdre et nulle part où aller.
Nous étions…

Les tueurs de hippies !

Des jours heureux en des temps difficiles,
Des corps sur-utilisés, des esprits négligés,
Épaule contre épaule, nous ne faisions qu’un,
Nous étions la prochaine génération misérable.
Nous étions…

Les tueurs de hippies !

9. The State Of The End Of The Millennium Address (Graffin, Baker)

Neighbors, nobody loves you like we do.
Neighbors, your government has triumphed in finally making you a public fit for the 21st century.

Never before has a governing body shown so much concern for the economic well-being of its subjects.
Today we have insulated you from countless factions who threathen your financial viability such as the poor; the idealistic foreigners still clinging to their childish notions of social welfare.

Why, you’re even kept uninformed of useless propagandist journalism that reports alleged violations of human rights (We all know they wouldn’t have been punished if they hadn’t been doing something wrong !).
And who better to dispense such blantantly evident factoids but a self-appointed authority like myself ?

Acid rain is a thing of the past…
Too many possible causes, too little signifigance for our modern thinking public, besides, industrial manufacturing is at an all time low anyway, who needs those narrow minded laborers.
Too many mouths to feed, and to many burden on the pay roll!
Who needs ’em here in the land of the free time?
Some other ass-backward country will give us what we need by exploiting its uneducated children anyway.

The Internet has expanded our ability to pacify average Americans better than ever by offering fantastical adventures to every corner of the imagination.
Your home office is the window to your world and the heart of your social life.
Such reclusive behavior helps clear the roads and public works from overburden like the lower middle-class and others who depend shamelessly on their government.

Today you are freer than ever to do what you want, provided you can pay for it !
Remember, the first word in USA is US.
We have arrived, neighbors, we are the privileged elite !

Le discours sur la fin du millénaire

Mes chers concitoyens, personne ne vous aime autant que nous.
Mes chers concitoyens, votre gouvernement a triomphé en faisant enfin de vous un public digne du XXIe siècle.

Jamais auparavant, un gouvernement ne se sera autant préoccupé du bien-être économique de ses sujets.
Aujourd’hui, nous vous avons mis à l’abri d’innombrables factions qui menacent votre viabilité financière, comme les pauvres, les étrangers ou les idéalistes qui s’accrochent encore à leurs notions infantiles de bien-être social.

Nous vous avons même tenu à l’écart d’un journalisme de propagande insignifiant qui rapporte de prétendues violations des droits de l’homme (Nous savons tous qu’ils n’auraient pas été punis s’ils n’avaient pas fait quelque chose de mal !)
Et qui mieux qu’une autorité autoproclamée comme moi-même pourrait dispenser des faits aussi flagrants ?

Les pluies acides sont désormais chose du passé…
Trop de causes possibles, trop peu de conséquences pour notre public contemporain, de plus, la production industrielle est au plus bas de toute façon, qui a besoin de ces travailleurs à l’esprit étroit.
Trop de bouches à nourrir, et trop de charges sur les salaires !
Qui a besoin d’eux au pays du temps libre ?
Un autre pays arriéré nous donnera ce dont nous avons besoin en exploitant ses enfants non éduqués de toute façon.

Internet a étendu notre capacité à pacifier les Américains moyens mieux que jamais en leur proposant des expériences fantastiques dans tous les recoins de leur imagination.
Votre bureau à domicile est la fenêtre sur votre monde et le cœur de votre vie sociale.
Cette attitude de reclus aide à dégager les routes et les travaux publics de tout fardeau comme celui de la classe moyenne inférieure et de tous ceux qui dépendent honteusement de leur gouvernement.

Aujourd’hui, vous êtes plus libre que jamais de faire ce que vous voulez, dans la mesure où vous pouvez en payer le prix !
N’oubliez pas que le premier mot de USA est “US” (NOUS).
Nous y sommes arrivés, mes chers concitoyens, nous sommes l’élite privilégiée !

10. The Voracious March Of Godliness (Graffin)

Since the start of the 17th century,
There’s been the scent of unseasoned wood burning in the air
And the conquest of nature meant nothing at all,
While we betray exception, we take all that’s there.

Motives are translucent in the reflection of shame,
The actions ghostly remnants of our ancestral ways
And unwittingly, you just take your place in this parade.
The voracious march of godliness makes us all the same anyway,
All the same.

Since the dawn of our human family,
There’s been concentrated sepsis blowing in the breeze
And we turned on each other with ferocity,
Desperation, forced without reprieve.

But the missions were misguided and the trammel led astray,
The air resounds with thunder as the victors seized the day
And the haunting voice of history lives ignored but not betrayed.
The voracious march of godliness will get us close to heaven one day,
Some day…

The voracious march of godliness makes us all the same anyway,
All the same…

La marche vorace vers la piété

Depuis le début du XVIIe siècle,
Une odeur de bois non séché se répand dans l’air
Et la conquête de la nature ne signifiait rien du tout,
Alors que nous trahissons l’exception, nous prenons tout ce qui est à prendre.

Les mobiles sont perceptibles dans le reflet de la honte,
Les actions, vestiges fantomatiques de nos modes de vie ancestraux
Et involontairement, vous prenez votre place dans ce cortège.
La marche vorace vers la piété nous rend tous semblables de toute façon,
Tous semblables.

Depuis la naissance de notre famille humaine,
Une infection concentrée souffle dans la brise
Et nous nous sommes tournés les uns contre les autres avec férocité,
Le désespoir, contraint sans répit.

Mais les missions ont été détournées et la trame s’est perdue,
L’air résonne des coups de tonnerre tandis que les vainqueurs profitent de la vie
Et la voix obsédante de l’histoire reste ignorée mais n’est pas trahie.
La marche vorace vers la piété nous rapprochera un jour du ciel,
Un jour…

La marche vorace vers la piété nous rend tous semblables de toute façon,
Tous semblables…

11. Mediocre Minds (Graffin, Hetson)

Look around the country, an abundance you’ll find of
Mediocre minds.
Sift trough the fodder as the sane justice declines because of
Mediocre minds.
Shrouded under cover, the most flamboyant guise hides a
Mediocre mind.
You got yours, but you can never bend mine with your
Mediocre minds.

When they cry foul, you had better watch out
Because you never know which aptitude they’re griping about.
Don’t act too smart for their stenoscopic ways.
You’ll be discarded away.

Reason’s not to be what the privileged define with their
Mediocre minds.
So many sighted people act so helplessly blind from their
Mediocre minds.

If you want attention, then you will be asked to bend,
But the surest insurrection is enlightenment,
Then you can live outside inharmoniously without friends and enemies.

They wanna keep me locked away
‘Cause I’m an overactive brain.

Leaders, presidents and the nightly news guys cater to
Mediocre minds.
Reason’s not to be what the privileged define with their
Mediocre minds.
You got yours, but you can never bend mine with your
Mediocre minds.
The only natural thing that I despise are
The mediocre minds.
Mediocre minds,
Mediocre minds !

Des esprits médiocres

Parcourez le pays, vous y trouverez une abondance
D’esprits médiocres.
Tamisez le passé au fur et à mesure que la justice saine décline en raison
Des esprits médiocres.
Bien caché, la plus flamboyante apparence cache
Un esprit médiocre.
Vous avez le vôtre, mais vous ne pourrez jamais faire plier le mien avec
Vos esprits médiocres.

Quand ils crient à l’injustice, vous feriez mieux de faire attention
Parce qu’on ne sait jamais sur quelle aptitude ils s’acharnent.
N’agissez pas trop intelligemment face à leurs habitudes sténoscopiques.
Vous seriez mis au rebut.

Il ne faut surtout pas être ce que les privilégiés définissent avec
Leurs esprits médiocres.
Tant de voyants agissent de façon si impuissante, aveuglés par
Leurs esprits médiocres.

Si vous voulez attirer l’attention, on vous demandera de vous courber,
Mais la plus sûre des insurrections est l’illumination,
Vous pourrez alors vivre en dehors de façon inharmonieuse, sans amis ni ennemis.

Ils veulent me garder enfermé
Parce que mon cerveau est hyperactif.

Les dirigeants, les présidents et les journalistes du journal télévisé s’adressent à
Des esprits médiocres.
Il ne faut surtout pas être ce que les privilégiés définissent avec
Leurs esprits médiocres.
Vous avez le vôtre, mais vous ne pourrez jamais faire plier le mien avec
Vos esprits médiocres.
La seule chose naturelle que je méprise c’est
Les esprits médiocres.
Les esprits médiocres,
Les esprits médiocres !

12. Victims Of The Revolution (Graffin, Baker)

What will prove to be our big mistake ?
Short-sighted arrogance all for what sake ?
Our families to ashes, our ambitions to dust,
Our progeny in silence thinking “what about us ?”

But don’t forget the dance of neglect,
The march for empowering prosperity,
The pain from loss and want for mere lucidity.
Just maternal residue, and I was there too,
And maybe so were you.

When something is won, it comes with sacrifice.
It’s there beneath the joy, the glory and pride,
And rarely it’s acknowledged but in positive light
Consciously omitting the losers’ plight.

But don’t forget the dance of neglect,
The craving for community that never was met,
The longing for status and the overture of regret.
With no one to deter, pathetically unsure,
Forgetting who they were.

Just maternal residue, and I was there too,
And maybe so were you.

Les victimes de la révolution

Quelle sera notre principale erreur ?
L’arrogance aveugle, mais dans quel but ?
Nos familles en cendres, nos ambitions en poussière,
Notre progéniture, en silence, pensant “Et nous ?”

Mais n’oubliez pas la danse de la négligence,
La marche pour la prospérité,
La douleur de la perte et le manque de lucidité pure et simple.
Juste un résidu maternel, et j’étais là aussi,
Peut-être que vous aussi.

Quand on gagne quelque chose, cela implique un sacrifice.
Il est là, caché derrière la joie, la gloire et la fierté,
Et il est rarement reconnu, sauf sous un angle positif
Omettant consciemment le sort des perdants.

Mais n’oubliez pas la danse de la négligence,
Le besoin de communauté qui n’a jamais été satisfait,
La nostalgie du statut et la tendance au regret.
Sans personne à dissuader, pathétiquement incertain,
Oubliant qui ils étaient.

Juste un résidu maternel, et j’étais là aussi,
Peut-être que vous aussi.

13. Strange Denial (Graffin)

A mutinous enemy
Carved a nascent country.
Sweat, blood and valor
Forms the grit of our history.

Bequeathed to everyone :
Chance and free expression,
Substance was restrained
And the spirit was broken.

I feel a strange denial,
Rhythmic as a change,
Constant as time.
Lonely insistent whispers,
Somber as a wave bye bye.

Searching for solution
Without constitution,
Black coats by our sides
Promising salvation.

Advocating dogma
As tickets to hereafter,
Mortals in their prime
With their desperate hands in the air.

Daunting, complex and burning,
Rhythmic as change,
Constant as time.
Conflicts craving approval
Weighted as a murder trial.
Oh, I feel a strange denial.

Correct is consensus,
Everything else nonsense.
Forward is the hope,
Forget recompense.

Peace and tranquility
Is only for the wealthy,
Dearth for the masses
And inequality.

I feel a strange denial,
Rhythmic as change,
Constant as time.
Lonely insistent whispers,
Dissipating in the night
Like a lone forgotten light.

And no one is helping me,
It’s a strange denial.

Un étrange déni

Un ennemi rebelle
A façonné un pays naissant.
Sueur, sang et valeur
Forment la pierre angulaire de notre histoire.

Léguées à tous :
Chance et liberté d’expression,
La substance a été retenue
Et l’esprit a été détruit.

Je ressens un étrange déni,
Rythmique comme un changement,
Constant comme le temps.
Des chuchotements solitaires et insistants,
Sombre comme un vague bye bye.

A la recherche d’une solution
Sans constitution,
Des manteaux noirs à nos côtés
Promettant le salut.

Promouvant un dogme
Comme des billets pour l’au-delà,
Les mortels dans la fleur de l’âge
Les mains désespérées en l’air.

Intimidant, complexe et brûlant,
Rythmique comme un changement,
Constant comme le temps.
Conflits et besoin d’approbation
Lourd comme un procès pour meurtre.
Je ressens un étrange déni.

La vérité, c’est le consensus,
Tout le reste n’a pas de sens.
L’espoir, c’est d’aller de l’avant,
Oubliez les récompenses.

La paix et la tranquillité
C’est seulement pour les riches,
La terreur pour les masses
Et l’inégalité.

Je ressens un étrange déni,
Rythmique comme un changement,
Constant comme le temps.
Des chuchotements solitaires et insistants,
Se dissipant dans la nuit
Comme une lumière solitaire et oubliée.

Et personne ne m’aide,
C’est un étrange déni.

14. At The Mercy Of Imbeciles (Graffin, Hetson, Baker)

What you do is what you are,
And wishing upon distant stars
Won’t improve the hole you’re in,
Won’t absolve your deepest sin.

But action is no gift from some covert and lofty God,
It’s dependant and weighty all the same.
And it is oh so easy just to keep to yourself,
But then you’re at the mercy of imbeciles.

Now I didn’t make up the rules,
But clearly we are led by fools.
It is wise to know their ways,
So you know how not to behave.

But sometimes we find ourselves in desperate need
And we look to those with privilege and power.
It’s then we learn compassion sits inert on their shelves.
We’re at the mercy of imbeciles.

No actions is no gift from some masked spirit in the sky.
It’s reducible to flesh, mind and bone.
And it is oh so easy just to keep to yourself,
But then you’re at the mercy of imbeciles.
Imbeciles !

À la merci des imbéciles

Ce que tu fais, c’est ce que tu es,
Et faire des voeux vers de lointaines étoiles
Ça n’améliorera pas le taudis dans lequel tu vis,
Ça n’absoudra pas ton péché le plus grave.

Mais aucune action n’est un cadeau de quelque Dieu caché dans le ciel,
C’est dépendant et lourd en même temps.
Et c’est tellement facile de le garder pour toi,
Mais alors, tu es à la merci des imbéciles.

Je n’ai pas inventé les règles,
Mais il est clair que nous sommes dirigés par des imbéciles.
Il est judicieux de connaître leurs habitudes,
Pour savoir comment ne pas se comporter.

Mais parfois, nous sommes dans un besoin désespéré
Et nous nous tournons vers ceux qui ont les privilèges et le pouvoir.
C’est là que nous découvrons que la compassion est inaccessible sur leurs étagères.
Nous sommes à la merci des imbéciles.

Aucune action n’est un cadeau d’un esprit masqué dans le ciel.
Tout se résume à la chair, à l’esprit et aux os.
Et c’est tellement facile de le garder pour toi,
Mais alors, tu es à la merci des imbéciles.
Imbéciles !

15. The Same Person (Graffin, Bentley, Baker)

You want prosperity
For yourself, but not for me.
Somehow you just can’t see
We’re in this collectively.

You think that freedom is
A drastic severance
From your past relations
Just a quest for new bargains.

We’re not the same person,
We’re not the same person.
Don’t even wanna know.
Wo-o-oh.

Don’t need no good advice
Nor shoddy merchandise,
I’m the suspect device
Beaten down, unable to strike.

We’re not the same person,
We’re not the same person.
Don’t even wanna know.
Wo-o-oh.

And the sun comes over us again,
We lament, we pine, and we rescind
And we ask for understanding,
But aren’t we the stingy ones indeed
When it’s needed from us in the end?

We watch the days go by,
Compete and then we die.
So few ever ask why,
But so many just abuse the design.

We’re not the same person,
We’re not the same person.
Don’t even wanna know.
Wo-o-oh.

La même personne

Tu veux la prospérité
Pour toi, mais pas pour moi.
D’une certaine manière, tu ne vois pas
Que nous sommes tous dans le même bateau.

Tu penses que la liberté est
Une rupture drastique
Avec tes relations passées
Juste une quête pour de nouvelles occasions.

Nous ne sommes pas la même personne,
Nous ne sommes pas la même personne.
Je ne veux même pas le savoir.
Wo-o-oh.

Je n’ai pas besoin d’un bon conseil
Ni de marchandise de mauvaise qualité,
Je suis le dispositif suspect
Abattu, incapable de lutter.

Nous ne sommes pas la même personne,
Nous ne sommes pas la même personne.
Je ne veux même pas le savoir.
Wo-o-oh.

Et le soleil tombe à nouveau sur nous,
Nous nous lamentons, nous nous languissons et nous annulons
Et nous demandons de la compréhension,
Mais ne sommes-nous pas les plus avares
Lorsque l’on a besoin de nous au final ?

Nous regardons les jours passer,
Nous rivalisons et puis nous mourons.
Si peu de gens se demandent pourquoi,
Mais nombreux sont ceux qui abusent du concept.

Nous ne sommes pas la même personne,
Nous ne sommes pas la même personne.
Je ne veux même pas le savoir.
Wo-o-oh.

16. In So Many Ways (Graffin)

I can see the shadows on the wall
Drifting as the leaves start to fall.
Unfazed by rugosity, the objects yield to gravity
And depict the destiny of us all.

No one really knows why we die.
No one gets a break so we try.
Ignoring mortality, we worship mediocrity
And wait to see what happens up on high.

In so many ways we live to follow the sun,
In so many ways we exalt and fail as one.
In so many ways we want so bad to be done,
In so many ways we show our pain in unison.

Something in you is busy counting the days,
Catapulting you through the haze.
Blind to virtuosity, ignorant of your sanctity,
Revealing you, in so many ways.

In so many ways we live to follow the sun,
In so many ways we tend to rise and fall as one.
In so many ways we want so bad to be done,
In so many ways we show our pain in unison.

À bien des égards

Je peux voir les ombres sur le mur
A la dérive quand les feuilles commencent à tomber.
Insensibles à la rugosité, les objets cèdent à la gravité
Et dépeignent le destin de chacun d’entre nous.

Personne ne sait vraiment pourquoi nous mourons.
Personne n’a de répit, alors on essaie.
Ignorant la mortalité, nous adorons la médiocrité
Et attendons de voir ce qui se passe là-haut.

À bien des égards, nous vivons pour suivre le soleil,
À bien des égards, nous nous exaltons et nous échouons comme un seul homme.
À bien des égards, nous voulons tellement en finir,
À bien des égards, nous montrons notre douleur à l’unisson.

Quelque chose en toi est occupé à compter les jours,
Te catapultant à travers la brume.
Aveugle à la virtuosité, ignorant ta sainteté,
Te révélant, à bien des égards.

À bien des égards, nous vivons pour suivre le soleil,
À bien des égards, nous tendons à nous élever et à tomber d’un seul coup.
À bien des égards, nous voulons tellement en finir,
À bien des égards, nous montrons notre douleur à l’unisson.

17. Out Of Hand (Graffin)

Don’t wanna have to take your shit anymore
I finally concluded that life is way too short
The ticking of the hourglass,
The tiny grains of sand
It beckons me like gravity,
Like signposts on the land
And you got what you wanted
Without force or reprimand
The seconds are all running out,
This burden’s out of hand

Incontrôlable

Je ne veux plus avoir à supporter tes conneries
Je suis arrivé à la conclusion que la vie est bien trop courte
Le tic-tac du sablier,
Les minuscules grains de sable
Qui m’attirent comme la gravité,
Comme des panneaux dans la nature
Et tu as eu ce que tu voulais
Sans contrainte ni réprimande
Toutes les secondes s’écoulent,
Ce fardeau est incontrôlable.