RECIPE FOR HATE (1993)

© Epitaph Records – Juin 1993

Composition : Greg Graffin (chant), Brett Gurewitz (guitare), Greg Hetson (guitare), Jay Bentley (basse), Bobby Schayer (batterie).

Dernier album sur le label Epitaph RecordsRecipe for Hate contient quelques chansons phares que le groupe joue beaucoup en concert. American Jesus fait bien entendu partie de ses chansons. 
A noter la participation de Johnette Napolitano de Concrete Blonde sur la chanson Struck a Nerve et celle d’Eddie Vedder de Pearl Jam sur le refrain d’American Jesus et sur le second couplet de Watch it Die.
La pochette est un photo-collage utilisant les corps de racistes du sud des années 1930 se moquant de la presse après leur acquittement pour meurtre, et des têtes de chiens de garde du camp de concentration nazi d’Auschwitz-Birkenau de 1944.

Liste des chansons

1. Recipe for Hate Greg Graffin
2. Kerosene Brett Gurewitz
3. American Jesus * Graffin, Gurewitz
4. Portrait of Authority Greg Graffin
5. Man With a Mission Brett Gurewitz
6. All Good Soldiers Brett Gurewitz
7. Watch it Die * Greg Graffin
8. Struck a Nerve ** Greg Graffin
9. My Poor Friend Me Greg Graffin
10. Lookin’ in Greg Graffin
11. Don’t Pray on Me Brett Gurewitz
12. Modern Day Catastrophists Greg Graffin
13. Skyscraper Brett Gurewitz
14. Stealth (chanson cachée) Bentley, Gurewitz, Schayer

* Participation d’Eddie Vedder de Pearl Jam au coeur et au chant.
** Participation au chant de Johnette Napolitano de Concrete Blonde.

1. Recipe For Hate (Graffin)

Can’t you feel it, can’t you see
The promise of prosperity ?
It’s overwhelming you and me,
It afflicts us like a disease.

Ubiquitous, compelling too,
We cling to you like crazy glue
And inject such a potent seed,
It’s best for all humanity.

The spread of culture,
The sword of progress,
The vector of suffrage,
A warm and septic breeze.

The pomp and elation,
The duty and vocation,
The blood of the hybrid,
It’s just a recipe.

Reliving our ancestry,
The frightful lack of harmony,
Our forefathers who led the way,
Their victims are still here today.

Now it’s time to erase the story
Of our bogus fate.
Our history as it’s portrayed,
It’s just a recipe for hate.

The spread of culture,
The sword of progress,
The vector of suffrage,
A warm and septic breeze.

The pomp and elation,
The duty and vocation,
The blood of the hybrid,
It’s just a recipe of hate.

Recette pour la haine

La ressentez-vous, la voyez-vous
La promesse de prospérité ?
Elle nous submerge, vous et moi,
Elle nous afflige comme une maladie.

Omniprésente et irrésistible,
Nous nous accrochons à toi comme une colle magique
Et tu injectes une graine si puissante,
La meilleure pour toute l’humanité.

La diffusion de la culture,
L’épée du progrès,
Le mode de scrutin,
Une brise chaude et septique.

Le faste et l’exaltation,
Le devoir et la vocation,
Le sang de l’hybride,
Ce n’est qu’une recette.

Revivant ce qu’ont vécu nos ancêtres,
L’effroyable manque d’harmonie,
Nos pères qui ont ouvert la voie,
Leurs victimes sont encore ici aujourd’hui.

Il est maintenant temps d’effacer l’histoire
De notre simulacre de destin.
Notre histoire telle qu’elle est dépeinte,
N’est qu’une recette pour la haine.

La diffusion de la culture,
L’épée du progrès,
Le mode de scrutin,
Une brise chaude et septique.

Le faste et l’exaltation,
Le devoir et la vocation,
Le sang de l’hybride,
Ce n’est qu’une recette de haine.

2. Kerosene (Gurewitz)

Everywhere I look I see exclusive huddled
Uninviting shelter is privilege
Of the sane and competent.

Kerosene keeps me warm,
I’m alone to watch it burn,
Kerosene.

Exposure is a pitiful
And pointless way of dying,
Before it gets me,
I’ll set a funeral pyre.

Kerosene keeps me warm,
I’m alone to watch it burn,
Kerosene.

I’m a man and my dignity
Won’t wave,
Tonight buildings rage.

Kerosene keeps me warm,
Feels so good
To watch it burn.
Kerosene keeps me warm,
Feels so good to watch it burn,
Kerosene.

Kérosène

Partout où je regarde, je vois des groupes de personnes privilégiées
Ne pas inviter à se réfugier est le privilège
De ceux qui sont sains d’esprit et compétents.

Le kérosène me tient chaud,
Je suis seul pour le regarder brûler,
Le kérosène.

L’exposition est une pitoyable
Et inutile façon de mourir,
Avant qu’elle ne m’attrape,
Je préparerai un bûcher funéraire.

Le kérosène me tient chaud,
Je suis seul pour le regarder brûler,
Le kérosène.

Je suis un homme et ma dignité
Ne fera pas de vagues,
Ce soir, les bâtiments se déchainent.

Le kérosène me tient chaud,
Ça fait du bien
De le regarder brûler.
Le kérosène me tient chaud,
C’est si bon de le regarder brûler,
Le kérosène.

3. American Jesus (Graffin, Gurewitz)

I don’t need to be a global citizen,
Because I’m blessed by nationality.
I’m a member of a growing populace,
We enforce our popularity.
There are things that seem to pull us under
And there are things that drag us down,
But there’s a power and a vital presence
That’s lurking all around.

We’ve got the American Jesus
See him on the interstate,
We’ve got the American Jesus
He helped build the president’s estate.

I feel sorry for the earth’s population
‘cuz so few live in the USA.
At least the foreigners can copy our morality,
They can visit but they cannot stay.
Only precious few can garner our prosperity,
It makes us walk with renewed confidence,
We’ve got a place to go when we die
And the architect resides right here.

We’ve got the American Jesus
Bolstering national faith,
We’ve got the American Jesus
Overwhelming millions every day.

He’s the farmer’s barren fields, (In God)
The force the army wields, (We trust)
The expressions on the faces of the starving millions. (Because he’s one of us)
The power of the man, (Break down)
The fuel that drives the clan, (Cave in)
He’s the motive and the conscience of the murderer. (He can redeem your sins)
He’s the preacher on TV, (Strong heart)
The false sincerity, (Clear mind)
The form letters that’s written by the big computers. (And infinitely kind)
The nuclear bombs, (You lose)
The kids with no moms (We win)
And I’m fearful that he’s inside me. (He is our champion !)

We’ve got the American Jesus
See him on the interstate. (We’ve got the American Jesus)
We’ve got the American Jesus
Exercising his authority !

We’ve got the American Jesus
Bolstering national faith, (We’ve got the American Jesus)
We’ve got the American Jesus
Overwhelming millions every day.

One Nation Under God…

Jésus américain

Je n’ai pas besoin d’être un citoyen du monde,
Car je suis béni par ma nationalité.
Je fais partie d’une population croissante,
Nous renforçons notre popularité.
Certaines choses semblent nous mettre en difficulté
Et d’autres nous entraînent vers le bas,
Mais il y a un pouvoir et une présence vitale
Qui rôde autour de nous.

Nous avons le Jésus américain
Regardez-le sur l’autoroute,
Nous avons le Jésus américain
Il a aidé à construire la propriété du président.

Je plains la population de la Terre
Car très peu vivent aux États-Unis.
Au moins, les étrangers peuvent copier notre moralité,
Ils peuvent visiter mais ils ne peuvent pas rester.
Seule une minorité précieuse peut assurer notre prospérité,
Cela nous fait marcher avec une confiance renouvelée,
Nous avons un endroit où aller à notre mort
C’est là où réside l’architecte.

Nous avons le Jésus américain
Renforçant la foi nationale,
Nous avons le Jésus américain
Ecrasant des millions de personnes chaque jour.

Il est les champs stériles du fermier, (En Dieu)
La force que l’armée exerce, (Nous croyons)
L’expression sur le visage de millions d’affamées, (Parce qu’il est l’un des nôtres)
Le pouvoir de l’homme, (Craquez)
Le carburant qui anime le clan, (Capitulez)
Il est le mobile et la conscience du meurtrier (Il peut racheter vos péchés)
Il est le prédicateur à la télévision, (Cœur fort)
La fausse sincérité, (Esprit clair)
Les lettres types écrites par les gros ordinateurs. (Et infiniment aimable)
Les bombes nucléaires, (Vous perdez)
Les enfants sans mère (Nous gagnons)
Et j’ai très peur qu’il soit en moi ! (C’est notre champion !)

Nous avons le Jésus américain
Regardez-le sur l’autoroute.
Nous avons le Jésus américain
Exerçant son autorité !

Nous avons le Jésus américain
Renforçant la foi nationale,
Nous avons le Jésus américain
Ecrasant des millions de personnes chaque jour.

Une nation sous la loi de Dieu…
Une nation sous la loi de Dieu…

4. Portrait Of Authority (Graffin)

Nothing more, nothing less,
An icon on the wall, decoration and duress,
That which many strive to be,
It’s the marble statue standing over me.
And nobody has the will to tear it down,
It determines wrong and right,
But to me it’s just a stereotype
And it makes us lose our sight.

The portrait of authority, (Portrait of authority)
You tell me that’s what I’m supposed to be… (Portrait of authority)
You tell me that’s what I’m supposed to be !

Another time, another man,
An oppressive intrusion
And a plague across his land.
And it haunts him every day,
It tells him he has no chance,
His hopes just fade away.
And he lives his life prepared to tear it down,
But he can’t muster the support.
And to him it’s just a stereotype
Of his life-long fight.

The portrait of authority, (Portrait of authority)
It embodies what he cannot be… (Portrait of authority)
It’s what he cannot be !

The portrait of authority, (Portrait of authority)
Portrait of authority !

Le portrait de l’autorité

Ni plus, ni moins,
Une icône sur le mur, décoration et contrainte,
Celle que beaucoup s’efforcent d’être,
C’est la statue de marbre qui se tient au-dessus de moi.
Et personne n’a la volonté de la démolir,
Elle détermine le bien et le mal,
Mais pour moi, ce n’est qu’un stéréotype
Et cela nous rend aveugles.

Le portrait de l’autorité, (Portrait de l’autorité)
Tu me dis que c’est ce que je suis censé être… (Portrait de l’autorité)
Tu me dis que c’est ce que je suis censé être !

À un autre moment, un autre homme,
Une intrusion oppressante
Et un fléau à travers ses terres.
Et ça le hante tous les jours,
Ça lui dit qu’il n’a aucune chance,
Ses espoirs s’évanouissent.
Et il vit sa vie en étant prêt à le démolir,
Mais il ne parvient pas à obtenir le soutien nécessaire.
Et pour lui, ce n’est qu’un stéréotype
Du combat de toute une vie.

Le portrait de l’autorité, (Portrait de l’autorité)
Cela incarne ce qu’il ne peut pas être… (Portrait de l’autorité)
C’est ce qu’il ne peut pas être !

Le portrait de l’autorité, (Portrait de l’autorité)
Portrait de l’autorité !

5. Man With A Mission (Gurewitz)

Rescue me when I get too deep,
Talk to me, there’s nothing to tell.
Everyone is a hypocrite,
Look to me, I’ll save your soul.

Somebody out there must be reading my mail
‘Cause everybody knows…

Follow me when you give up,
Work for me, it’ll serve you well.
Everyone is a hypocrite,
Come to me, I’ll save your soul.

Somebody out there must be tapping my phone
‘Cause everybody knows:
I’m a man with a mission,
I’m gonna fly you away,
High above the noise and competition,
‘Cause I’m a man with a mission.

Oh yeah.

Somebody out there must be reading my mail
‘Cause everybody knows:
I’m a man with a mission,
Passing through your town today.
I condemn you to fiery perdition
‘Cause I’m a man with a mission.

Un homme investi d’une mission

Sauve-moi, quand je descends trop profond,
Parle-moi, il n’y a rien à dire.
Tout le monde est hypocrite,
Regarde-moi, je sauverai ton âme.

Quelqu’un dehors doit lire mon courrier
Parce que tout le monde sait…

Suis-moi, quand tu abandonnes,
Collabore avec moi, ça te servira bien.
Tout le monde est hypocrite,
Viens à moi, je sauverai ton âme.

Quelqu’un dehors doit mettre mon téléphone sur écoute
Parce que tout le monde le sait :
Je suis un homme investi d’une mission,
Je vais t’emmener au loin,
Bien au-dessus du bruit et de la rivalité,
Parce que je suis un homme investi d’une mission.

Oh oui.

Quelqu’un dehors doit lire mon courrier
Parce que tout le monde le sait :
Je suis un homme investi d’une mission,
Passant par chez toi aujourd’hui.
Je te condamne à une perdition ardente
Parce que je suis un homme investi d’une mission.

6. All Good Soldiers (Gurewitz)

All good soldiers crack like boulders,
The sun climbs up to a razor, violins,
New boots and numbers on a chain.
All good soldiers…

(All good soldiers) Fall in line
When they march and shout,
(All good soldiers) are a spectacle
Marching and singing.
Will go anywhere the president says,
Because the president believes in God
Like all good soldiers should.

All good soldiers wait like warheads,
When the fighting starts who will be
Accountable, a cannibal, a cannonball.
All good soldiers, all good soldiers.

(All good soldiers) Fall in line
When they march and shout,
(All good soldiers) are a spectacle
Marching and singing.
Will go anywhere the president says,
Because the president believes in God
Like all good soldiers should.

It’s 6 AM, I can see my breath
And the clay dirt is laughing at the weakling boy.
Today is the day that I’ll write my friends,
It’s something I’ve been trying to remember.
I had a dream of a wall that was twenty-one stories tall…
All…

(All good soldiers) Fall in line
When they march and shout,
(All good soldiers) are a spectacle
Marching and singing.
Will go anywhere the president says,
Because the president believes in God
Like all good soldiers should.

Tous les bons soldats

Tous les bons soldats se fissurent comme des rochers,
Le soleil se lève sur un rasoir, des violons,
De nouvelles bottes et des numéros sur une chaîne.
Tous les bons soldats…

(Tous les bons soldats) Se mettent en rang
Quand ils marchent et hurlent,
(Tous les bons soldats) Sont un spectacle
Marchant et chantant.
Ils iront partout où le président le dira,
Parce que le président croit en Dieu
Comme tout bon soldat devrait le faire.

Tous les bons soldats attendent comme des ogives,
Lorsque les combats commenceront, qui sera
Responsable, un cannibale, un boulet de canon.
Tous les bons soldats, tous les bons soldats.

(Tous les bons soldats) Se mettent en rang
Quand ils marchent et hurlent,
(Tous les bons soldats) Sont un spectacle
Marchant et chantant.
Ils iront partout où le président le dira,
Parce que le président croit en Dieu
Comme tout bon soldat devrait le faire.

Il est 6 heures du matin, je peux voir mon souffle
Et la terre glaise se moque de la faiblesse du petit garçon.
C’est aujourd’hui que j’écrirai à mes amis,
C’est quelque chose dont j’ai essayé de me souvenir.
J’ai rêvé d’un mur de vingt et un étages…
Tous…

(Tous les bons soldats) Se mettent en rang
Quand ils marchent et hurlent,
(Tous les bons soldats) Sont un spectacle
Marchant et chantant.
Ils iront partout où le président le dira,
Parce que le président croit en Dieu
Comme tout bon soldat devrait le faire.

7. Watch It Die (Graffin)

I was born on planet earth,
The rotating ball where man comes first.
It’s been around for a long, long time,
But now it’s time to watch it die.

I saw a man on my big blue screen,
He ruled the world economy.
He said the rich would never concede,
But some day soon he’ll be put to sleep.

I’ve seen the life of the forest green
And adaptations of the deep blue sea.
And who knows who is the fittest,
They will all soon be put to rest.

On a plunging flight and we’re sitting
In the pilots seat in the midst of life,
People on a dark horizon praying
Somebody will save their lives.

I was born on planet earth,
At a drastic time full of plastic mirth,
And every day I’ve seen increasing signs,
And you would too if you’d opened your eyes,
You had a chance, you did not try,
So now it’s time to watch it die.

La regarder mourir

Je suis né sur la planète Terre,
Cette boule en rotation où l’homme est roi.
Elle existe depuis très, très longtemps,
Mais maintenant, il est temps de la regarder mourir.

J’ai vu un homme sur mon grand écran bleu,
Il dirige l’économie mondiale.
Il a dit que les riches ne céderaient jamais,
Mais un jour prochain, on le mettra en sommeil.

J’ai vu la vie de la forêt verte
Et des adaptations de la grande bleue.
Et qui peut prédire qui sera la plus forte,
Elles seront bientôt mises en sommeil.

Dans un avion en chute libre, nous sommes assis
A la place des pilotes, au cœur de l’existence,
Des gens à l’horizon bien sombre prient
Pour que quelqu’un leur sauve la vie.

Je suis né sur la planète Terre,
A une époque radicale pleine de folie plastique,
Et chaque jour, j’ai vu des signes de plus en plus nombreux,
Et vous les auriez vu aussi si vous aviez ouvert les yeux,
Vous avez eu une chance, vous n’avez pas essayé,
Donc maintenant, il est temps de la regarder mourir.

8. Struck A Nerve (Graffin)

There’s an old man on a city bus
Holding a candy cane
And it isn’t even christmas.
He sees a note in the obituary
That his last friend has died.

There’s an infant clinging to
His overweight mother in the cold
As they go to shop for cigarettes,
And she spends her last dollar
On a bottle of vodka for tonight.

And I guess it struck a nerve,
Like I had to squint my eyes,
You can never get out of the line of sight.
Like a barren winter day
Or a patch of unburned green,
Like a tragic real dream,
I guess it struck a nerve.

Every day I wander in negative disposition
As I’m bombarded by superlatives,
Realizing very well that I’m not alone.
Introverted, I look to tomorrow for salvation,
But I’m thinking altruistically
And a wave of overwhelming doubt
Turns me to stone.

And I guess it struck a nerve,
Sent a murmur through my heart,
We just haven’t got time to crack the maze.
Like a magic speeding clock
Or a cancer in our cells,
A collision in the dark,
I guess it struck a nerve.

I try to close my eyes,
But I cannot ignore the stimuli.
If there’s a purpose for us all,
It remains a secret to me,
Don’t ask me to justify my life.

And I guess it struck a nerve,
Like I had to squint my eyes,
You can never get out of the line of sight.
Like a magic speeding clock
Or a cancer in our cells,
A collision in the dark,
I guess it struck a nerve.

I guess it struck a nerve…

Ça a touché un nerf

Il y a un vieil homme dans le bus
Qui tient un sucre d’orge à la main
Pourtant, ce n’est pas encore Noël.
Il lit dans la nécrologie
Que son dernier ami est mort.

Il y a un petit enfant qui s’accroche à
Sa mère en surpoids dans le froid
Alors qu’ils vont acheter des cigarettes,
Elle dépense son dernier dollar
Dans une bouteille de vodka pour ce soir.

Et je suppose que ça a touché un nerf,
Car il a fallu que je plisse les yeux,
On ne peut jamais sortir ça de son champ de vision.
Comme un jour d’hiver stérile
Ou une parcelle de terrain non brûlée,
Comme un rêve réel et tragique,
Je suppose que ça a touché un nerf.

Chaque jour, j’erre dans une disposition négative
Alors que je suis bombardé de superlatifs,
Réalisant très bien que je ne suis pas seul.
Introverti, je me tourne vers demain pour le salut,
Mais je pense de manière altruiste
Et une vague de doute accablante
Me transforme en pierre.

Et je suppose que ça a touché un nerf,
Que ça a envoyé un murmure dans mon coeur,
Nous n’avons pas le temps de sortir de ce labyrinthe.
Comme une horloge magique
Ou un cancer dans nos cellules,
Une collision dans l’obscurité,
Je suppose que ça a touché un nerf.

J’essaie de fermer les yeux,
Mais je ne peux pas ignorer les stimuli.
Si nous avons tous un but,
Il reste secret pour moi,
Ne me demandez pas de justifier ma vie.

Et je suppose que ça a touché un nerf,
Car il a fallu que je plisse les yeux,
On ne peut jamais sortir ça de son champ de vision.
Comme une horloge magique
Ou un cancer dans nos cellules,
Une collision dans l’obscurité,
Je suppose que ça a touché un nerf.

Je suppose que ça a touché un nerf…

9. My Poor Friend Me (Graffin)

I know a man who doesn’t have many friends,
I know a place he lives where trouble never ends,
I know it’s hard for him to read ‘tween the lines,
And his days are getting so much shorter.

He simply turns away and dawns a bitter frown,
His world is crumbling, his ship is weighted down,
He doesn’t care as long as he can wear a crown,
I know this man all too well…

It’s my poor friend me,
A portrayal of the great dichotomy.
It’s my poor friend me
And I’m running out of steam.

I know there are people who are cynical and vain,
They point their finger cuz they can’t accept the blame,
They live their lives under a blanket of shame
And their progeny crawl from underneath it.

Lately I’ve come to see the solution,
And it begins with me.
But I’m so fallibly human,
I’ve picked the lock but will not turn the key.

A people running scared we live, breed and die,
All too aware that time is slipping on by,
We have solutions but don’t even try
And I feel I know just who to blame.

It’s my poor friend me,
A reminder of a tragic history.
It’s my poor friend me
And I’m running out of steam.

Mon pauvre ami moi

Je connais un homme qui n’a pas beaucoup d’amis,
Je sais que là où il vit les ennuis n’en finissent jamais,
Je sais qu’il lui est difficile de lire entre les lignes,
Et ses journées sont de plus en plus courtes.

Il se détourne tout simplement et fronce les sourcils amèrement,
Son monde s’effondre, son navire est lesté,
Il s’en moque tant qu’il peut porter la couronne,
Je ne connais que trop bien cet homme…

C’est mon pauvre ami moi,
Un portrait de la grande dichotomie.
C’est mon pauvre ami moi
Et je suis à bout de souffle.

Je sais qu’il y a des gens cyniques et vaniteux,
Ils pointent du doigt parce qu’ils sont incapables d’accepter le blâme,
Ils vivent leur vie sous une couverture de honte
Et leur progéniture rampe par en-dessous.

Dernièrement, j’ai commencé à entrevoir la solution,
Et cela commence par moi.
Mais je suis si faiblement humain,
J’ai crocheté la serrure mais je ne veux pas tourner la clé.

Comme un peuple apeuré, nous vivons, nous nous reproduisons et nous mourons,
Trop conscients que le temps nous échappe,
Nous avons des solutions, mais nous n’essayons même pas
Et j’ai l’impression de savoir qui blâmer.

C’est mon pauvre ami moi,
Un rappel d’une histoire tragique.
C’est mon pauvre ami moi
Et je suis à bout de souffle.

10. Lookin’ In (Graffin)

Suddenly, it came to me,
A potent dosage of reality,
I saw myself in the broad daylight
And it made me think about life.

I’m not the kind of guy
Who nods his head with closed eyes,
I scoff at labels, I defy censuses
And despise group mentality.

All along I thought that this was only human,
But I know now that I’m in the minority.
I’m lookin’ in…

Now I think in relation to
My fellow man and what he strives to do,
We fail to see, there’s no compromise,
Our evolution is our demise.

One day you may find that you are also one of me,
A complex microcosm of the human race,
Observing those around us, desiring to belong,
Behind the guise of salvation we suffer along the way.
We’re lookin’ in…

Regarder à l’intérieur

Soudain, ça m’est venu,
Une puissante dose de réalité,
Je me suis vu en plein jour
Et cela m’a fait réfléchir à la vie.

Je ne suis pas le genre de gars
Qui hoche la tête les yeux fermés,
Je me moque des étiquettes, je brave les recensements
Et je méprise la mentalité de groupe.

Tout ce temps, je pensais que c’était simplement humain,
Mais je sais maintenant que je suis en minorité.
Je regarde à l’intérieur…

Maintenant, je réfléchis par rapport à
Mon prochain et ce qu’il s’efforce de faire,
Nous ne voyons pas, il n’y a pas de compromis,
Que notre évolution est notre fin.

Un jour, vous découvrirez peut-être que vous êtes aussi l’un des miens,
Un microcosme complexe de la race humaine,
Observant ceux qui nous entourent, désireux de nous intégrer,
Derrière l’apparence du salut, nous souffrons tout au long du chemin.
Nous regardons à l’intérieur…

11. Don’t Pray On Me (Gurewitz)

A grizzly scene on my electron beam
Told a story about human rights,
So all of king’s horses and all of king’s men
Had a riot for two days and nights.
Well, the city exploded but the gates wouldn’t open
So the company asked him to quit.
Now everybody’s equal,
Just don’t measure it.

Well, Hanson did it to Hester
And Mark David did it to John.
And maybe Jack did it to Marilyn,
But he did it to South Vietnam.
For beauty and glory,
For money, love and country,
Now everybody’s doing it,
Don’t do that to me.

A bitter debate and a feminine fate
Lie in tandem like two precious babes.
While the former gets warmer, it’s the latter
That matters except on the nation’s airwaves.
And custodians of public opinion stayed back
After vainly discussing her rights.
Lay hands off her body,
It’s not your fucking life !

I don’t know what stopped Jesus Christ
From turning every hungry stone into bread.
And I don’t remember hearing how Moses reacted
When the innocent first born sons lay dead.
Well, I guess God was a lot more demonstrative
Back when he flamboyantly parted the sea.
Now everybody’s praying,
Don’t pray on me.

Now everybody’s praying,
Don’t prey on me.

Ne priez pour moi

Une scène de grizzli sur mon faisceau d’électrons
M’a raconté une histoire à propos des droits de l’homme,
Ainsi, tous les chevaux du roi et tous les hommes du roi
Se sont battus pendant deux jours et deux nuits.
La ville a explosé, mais les portes ne se sont pas ouvertes
La compagnie lui a donc demandé de démissionner.
Maintenant, nous sommes tous égaux,
Il suffit de ne pas le mesurer.

Eh bien, Hanson l’a fait à Hester
Et Mark David l’a fait à John.
Et peut-être que Jack l’a fait à Marilyn,
Mais il l’a fait pour le Vietnam du Sud.
Pour la beauté et la gloire,
Pour l’argent, l’amour et le pays,
Maintenant, tout le monde le fait,
Ne me faites pas ça.

Un débat amer et le destin des femmes
Couchés en tandem comme deux précieux bébés.
Alors que la première se réchauffe, c’est la seconde qui compte,
sauf sur les chaînes nationales.
Et les gardiens de l’opinion publique sont restés en retrait
Après avoir vainement discuté de ses droits.
Ne touchez pas à son corps,
Ce n’est pas votre putain de vie !

Je ne sais pas ce qui a arrêté Jésus-Christ
De transformer chaque pierre affamée en pain.
Et je ne me souviens pas avoir entendu la réaction de Moïse
Quand les premiers-nés innocents sont morts.
Eh bien, je suppose que Dieu était beaucoup plus démonstratif
A l’époque où il a flamboyamment séparé la mer en deux.
Maintenant, tout le monde prie,
Ne priez pas pour moi.

Maintenant, tout le monde prie,
Ne vous acharnez pas sur moi.

12. Modern Day Catastrophists (Graffin)

Take those potatoes out of your ears,
Listen to the warnings, verify all your fears.
There’s a world outside that’s ready to blow
And we’re all to blame when it finally explodes !

You gotta listen up,
Gotta listen to what they’re saying to you,
Gotta listen up
And think about what they’re telling you.

Temperature is risin’ from deodorant spray.
We’ll bury us alive in what we throw away.
If we don’t reuse most of our debris,
our kids can’t throw away their carbon for free.

You gotta listen up,
Gotta think about what I’m telling you,
Gotta listen up
And think about what I’m saying to you.

They’re the modern day catastrophists,
They’ve got practical solutions,
They’re the self-appointed righteous pragmatists,
And they know 50 ways to save the world.

What makes you think you can cure our disease ?
Maybe it’s just our biology,
Maybe it’s time to make room for another species,
This is the 21st century !

You gotta listen up,
Gotta think about what they’re saying to you,
Gotta listen up
And think about what they’re telling you.

They’re the modern day catastrophists,
They know all the right equations,
They’re the self-appointed righteous pragmatists,
And you, too, can be one of the few to save the world !

But you gotta listen up,
And think about what they’re telling you,
Gotta listen up
And do exactly what they tell you to.

They’re the modern day catastrophists,
Modern day catastrophists.

Les catastrophistes des temps modernes

Enlevez ces patates de vos oreilles,
Écoutez les avertissements, vérifiez toutes vos craintes.
Il y a un monde dehors qui est prêt à exploser
Et nous serons tous responsables quand il explosera enfin !

Vous devez écouter,
Il faut écouter ce qu’ils vous disent,
Il faut écouter
Et penser à ce qu’ils vous disent.

La température augmente à cause des déodorants en aérosol.
Nous allons nous enterrer vivants sous ce que nous jetons.
Si nous ne réutilisons pas la plupart de nos débris,
nos enfants ne pourront pas rejeter leur carbone gratuitement.

Vous devez écouter,
Il faut réfléchir à ce que je vous dis,
Il faut écouter
Et réfléchir à ce que je vous dis.

Ce sont les catastrophistes des temps modernes,
Ils ont des solutions pratiques,
Ce sont les pragmatiques vertueux autoproclamés,
Et ils connaissent 50 façons de sauver le monde.

Qu’est-ce qui vous fait croire que vous pouvez guérir notre maladie ?
Peut-être que c’est juste notre biologie,
Il est peut-être temps de faire de la place pour une autre espèce,
Nous sommes au XXIe siècle !

Vous devez écouter,
Il faut réfléchir à ce qu’ils vous disent,
Il faut écouter
Et penser à ce qu’ils vous disent.

Ce sont les catastrophistes des temps modernes,
Ils connaissent toutes les bonnes équations,
Ce sont les pragmatiques vertueux autoproclamés,
Et vous aussi, vous pouvez être l’un des rares à sauver le monde !

Mais vous devez écouter,
Et pensez à ce qu’ils vous disent,
Il faut écouter
Et faire exactement ce qu’ils vous disent de faire.

Ce sont les catastrophistes des temps modernes,
Les catastrophistes des temps modernes.

13. Skyscraper (Gurewitz)

Come let us make bricks
And burn them hard,
We’ll build a city
With a tower for the world
And climb so we can reach
Anything we may propose,
Anything at all.

Build me up, tear me down
Like a skyscraper,
Build me up, then tear down
These joining walls,
So they can’t climb at all.

I know why it tore down that day,
You thought that if you got caught,
We’d all go away.
Like a spoiled little baby
Who can’t come out to play,
You had your revenge.

Build me up, tear me down
Like a skyscraper,
Build me up, then tear down
These joining walls,
So they can’t climb at all.

Well, madness reigned
And paradise drowned,
When Babel’s walls came crashing down,
Now the echoes roar
For a story writ
That was hardly understood
And never any good.

Build me up, tear me down
Like a skyscraper,
Build me up, then tear down
These joining walls,
So they can’t climb at all.

Gratte-ciel

Viens, on va fabriquer des briques
Et les brûler très fort,
Nous allons construire une ville
Avec une tour pour le monde
Et grimper pour pouvoir atteindre
Tout ce que nous pouvons proposer,
Absolument tout.

Construis-moi, démolis-moi
Comme un gratte-ciel,
Construis-moi, puis démolis
Ces murs communicants,
Pour qu’ils ne puissent pas grimper du tout.

Je sais pourquoi ça s’est écroulé ce jour-là,
Tu pensais que si tu te faisais prendre,
Nous partirions tous.
Comme un petit enfant gâté
Qui ne peut pas sortir pour jouer,
Tu as eu ta revanche.

Construis-moi, démolis-moi
Comme un gratte-ciel,
Construis-moi, puis démolis
Ces murs communicants,
Pour qu’ils ne puissent pas grimper du tout.

Eh bien, la folie a régné
Et le paradis s’est noyé,
Quand les murs de Babel se sont effondrés,
Maintenant, les appels retentissent
Pour une histoire
Qui n’a guère été comprise
Et jamais comme il aurait fallu.

Construis-moi, démolis-moi
Comme un gratte-ciel,
Construis-moi, puis démolis
Ces murs communicants,
Pour qu’ils ne puissent pas grimper du tout.

14. Stealth (Gurewitz, Bentley, Schayer)

“This weekend I will spend over 800 million dollars on drugs.

First, I will continue pushing free narcotics for all low income people not now covered and soon after that, we can get rid of each and every one of them.

And I’m doing what I think is right, and they will certainly deserve it.”

Furtif

« Ce week-end, je vais dépenser plus de 800 millions de dollars en drogue.

Tout d’abord, je continuerai à promouvoir la gratuité des stupéfiants pour toutes les personnes à faible revenu qui ne sont pas encore couvertes et, peu après, nous pourrons nous débarrasser de chacune d’entre elles.

Et je fais ce que je pense être juste, et ils le mériteront certainement. »