THE GRAY RACE (1996)

© Atlantic Records – Février 1996

Composition : Greg Graffin (chant), Brian Baker (guitare), Greg Hetson (guitare), Jay Bentley (basse), Bobby Schayer (batterie).

C’est le premier album sans Brett Gurewitz, remplacé par Brian Baker (ex Minor Threat, Dag Nasty). Mise à part la participation de ce dernier sur 4 chansons, c’est donc la première fois que Greg Graffin écrit seul.
La chanson “Cease” est reprise au piano sur l’album solo de GraffinAmerican Lesion” en 1997.

Liste des chansons

1. The Gray Race Graffin, Baker
2. Them and Us Greg Graffin
3. A Walk Greg Graffin
4. Parallel Greg Graffin
5. Punk Rock Song Greg Graffin
6. Empty Causes Greg Graffin
7. Nobody Listens Graffin, Baker
8. Pity the Dead Greg Graffin
9. Spirit Shine Graffin, Baker
10. The Streets of America Graffin, Baker
11. Ten in 2010 Greg Graffin
12. Victory Greg Graffin
13. Drunk Sincerity Greg Graffin
14. Come Join Us Greg Graffin
15. Cease Greg Graffin
16. The Universal Cynic * Greg Graffin
17. The Dodo * Graffin, Baker

* Chanson bonus sur la version japonaise.

1. The Gray Race (Graffin, Baker)

The framework of the world is black and white,
The infrastructure builders flex their might,
Turning true emotion into digital expression :
One by one we all fall down.

The gray race shrivels, trapped inside,
The world it creates is black and white. 

The perpetual destructive motion machine
Began to chart a course never before seen,
Turning raw compassion into fields of plus and minus :
One by one we all give in.

The gray race shrivels, trapped inside,
The world it creates is black and white. 

I’d swear there were times when I was someone else,
A person with determination and knowledge of the self,
But you flattened me to rubble and now I can see
That I’m just faded negative of the image I used to be.

Just a shadow.
And that’s our dilemma.

La race grise

Le monde est structuré en noir et blanc,
Les bâtisseurs font preuve de souplesse,
Transformant la véritable émotion en expression numérique :
Un par un, nous nous effondrons tous.

La race grise dépérit, piégée à l’intérieur,
Le monde ainsi créé est en noir et blanc.

La machine destructrice à mouvement perpétuel
A commencé à suivre une direction jamais empruntée auparavant,
Transformant la pure compassion en champs de plus et de moins :
Un par un, nous abandonnons.

La race grise dépérit, piégée à l’intérieur,
Le monde ainsi créé est en noir et blanc.

Je jurerais qu’il y a eu des périodes où j’étais quelqu’un d’autre,
Une personne faisant preuve de détermination et de connaissance de soi,
Mais vous m’avez réduit en miettes et maintenant je constate
Que je ne suis plus que le négatif de l’image que j’étais.

Juste une ombre.
Et c’est notre dilemme.

2. Them And Us (Graffin)

Despite that he saw blatant similarity,
He struggled to find a distinctive moiety.
All he found was vulgar superficiality,
But he focused it to sharpness
And shared it with the others.
It signified his anger and misery.

Them and us,
Lobbying determined through a mire of disbelievers,
Them and us,
Dire perpetuation and incongruous insistence,
That there really is a difference
Between them and us.

Hate is a simple manifestation
Of the deep-seated self-directed frustration.
All it does is promote fear and consternation.
It’s the inability
To justify the enemy
And it fills us all with trepidation.

Them and us,
Bending the significance to match a whimsied fable,
Them and us,
Tumult for the ignorant and purpose for the violence,
A confused loose alliance forming
Them and us.

I heard him say
We can take them all.
But he didn’t know who we were
And he didn’t know who they were.
And there wasn’t any reason
Or motive or value to his story,
Just allegory, imitation glory,
And a desperate feeble search for a friend.

Them and us,
Lobbying determined through a mire of disbelievers,
Them and us,
Dire perpetuation and incongruous insistence,
Tumult for the ignorant and purpose for the violence,
A confused loose alliance forming
Them and us.

We can take them all…

Eux et nous

Bien qu’il ait vu une similitude flagrante,
Il s’est efforcé de trouver une entité distincte.
Tout ce qu’il a trouvé, c’est une banale superficialité,
Mais il l’a concentré à l’extrême
Et l’a partagé avec d’autres.
Elle symbolisait sa colère et sa souffrance.

Eux et nous,
Un lobbying déterminé par une foule d’infidèles,
Eux et nous,
Persistance funeste et insistance incongrue,
Sur le fait qu’il y a vraiment une différence
Entre eux et nous.

La haine est une simple manifestation
De la profonde et autoproclamée frustration.
Tout ce qu’elle fait, c’est promouvoir la peur et la consternation.
C’est l’incapacité
A justifier l’ennemi
Et cela nous remplit tous de crainte.

Eux et nous,
Déformer la signification pour qu’elle coïncide avec une fable fantaisiste,
Eux et nous,
Un tumulte pour les ignorants et un motif pour la violence,
Une alliance souple et confuse formant
Eux et nous.

Je l’ai entendu dire
Nous pouvons tous les emmener.
Mais il ne savait pas qui nous étions
Et il ne savait pas qui ils étaient.
Et il n’y avait aucune raison
Ou motif ou valeur pour son histoire,
Juste une allégorie, une imitation de la gloire,
Et une quête faible et désespérée pour trouver un ami.

Eux et nous,
Un lobbying déterminé par une foule d’infidèles,
Eux et nous,
Persistance funeste et insistance incongrue,
Un tumulte pour les ignorants et un motif pour la violence,
Une alliance souple et confuse formant
Eux et nous.

Nous pouvons tous les emmener…

3. A Walk (Graffin)

I’m going for a walk,
Not the after dinner kind,
I’m gonna use my hands
And I’m gonna use my mind.

And who the hell are you to tell me what to do?
You can’t even tie your own haggard shoes,
Your closet is a mess, and your backyard’s falling down,
And I have no grand ideas or intentions of sticking around.

I’m gonna build a world,
Independent and exempt,
All alone I’ll be an empire,
With no mortgage and no rent.

And I don’t need to live in your stinking zoo,
You can’t even feed the animals donated to you.
Your storage sheds are ramshackled, flies decorate the walls,
And you expect me to die here in this shit-filled tiny stall?

And I know you’re watching everything I do,
Call me threat to your children, call me socially unglued,
Call me master of insanity, unable to relate,
Call me lazy, bane, and filthy,
Call me monstrous reprobate.

I’m going for a walk
And there’s nothing you can do,
‘cuz I don’t have to live like you
So I’m going for a walk.

Un tour

Je vais faire un tour,
Pas comme ceux qu’on fait après le dîner,
Je vais utiliser mes mains
Et je vais utiliser mon cerveau.

Et putain, qui es-tu pour me dire ce que je dois faire ?
Tu ne peux même pas lacer tes propres chaussures hideuses,
Ton placard est en pagaille, et ton arrière-cour s’écroule,
Et je n’ai pas la moindre idée ou intention de rester dans le coin.

Je vais construire un monde,
indépendant et libre,
Tout seul, je serai un empire,
Sans hypothèque et sans loyer.

Et je n’ai pas besoin de vivre dans ton zoo puant,
Tu ne peux même pas nourrir les animaux qui t’ont été légués.
Tes hangars sont délabrés, des mouches décorent les murs,
Et tu penses que je vais mourir ici, dans cette petite boutique pleine de merde ?

Et je sais que tu surveilles tout mes faits et gestes,
Traite-moi de menace pour tes enfants, traite-moi de socialement inadapté,
Traite-moi de spécialiste de la folie, incapable de communiquer,
Traite-moi de paresseux, de fléau et de crasseux,
Traite-moi de dépravé monstrueux.

Je vais faire un tour
Et il n’y a rien que tu puisses faire,
Car je n’ai pas à vivre comme toi
Je vais donc faire un tour.

4.  Parallel (Graffin)

Sleeping on a time bomb, staring into space,
There’s an ocean of unpleasantries we are not prepared to face.
Sitting on the fence post to watch the storm roll in
And terrified of the damage it will bring when it begins.
It will begin…

Splintered dreams of unity, (Our lives are parallel)
So far from reality, (Our lives are parallel)
Independent trajectories, (Our lives are parallel)
Separate terms of equality. (Our lives are parallel)

Our lives are parallel…

Is there no redemption? No common good?
Is there nothing we can do for ourselves or only what we should ?
Comes the hard admission of what we don’t provide
Goes the insistence on the ways and means that so divide.
They so divide…

Side by side suffering loneliness, (Our lives are parallel)
Phony collective progress, (Our lives are parallel)
Accepting that it’s all such a mess, (Our lives are parallel)
Gesturing without hope of redress. (Our lives are parallel)

Our lives are parallel…

Forging little plays of deception and pain
As we watch our foundation crumble away,
Staggering like birds against a hurricane
And trying all the while to stay out of each other’s way.

Broken dreams of unity, (Our lives are parallel)
Independent trajectories, (Our lives are parallel)
Screaming out for understanding, (Our lives are parallel)
Turning inward and suffering. (Our lives are parallel)

Our lives are parallel…

Parallèles

Endormis sur une bombe à retardement, regardant fixement le ciel,
Il y a un océan de désagréments que nous ne sommes pas prêts à affronter.
Assis sur le piquet de clôture pour regarder la tempête déferler
Et terrifiés par les dégâts qu’elle entraînera lorsqu’elle commencera.
Elle commencera…

Des rêves d’unité brisés, (Nos vies sont parallèles)
Si loin de la réalité, (Nos vies sont parallèles)
Trajectoires indépendantes, (Nos vies sont parallèles)
Des notions d’égalité distinctes. (Nos vies sont parallèles)

Nos vies sont parallèles…

N’y a-t-il pas de rédemption ? Pas de bien commun ?
Il n’y a rien que nous puissions faire pour nous-mêmes ou au moins que nous devrions faire ?
Il faut admettre ce que nous ne faisons pas
Il faut insister sur les raisons et les moyens qui expliquent cette division.
Ils nous divisent…

Côte à côte, souffrant de la solitude, (Nos vies sont parallèles)
Le pseudo-progrès collectif, (Nos vies sont parallèles)
Acceptant que tout ça soit un tel gâchis, (Nos vies sont parallèles)
Gesticulant sans espoir de recours. (Nos vies sont parallèles)

Nos vies sont parallèles…

Créant des petits jeux de déception et de douleur
Tout en regardant nos fondations s’effondrer,
Stagnant comme des oiseaux face à un ouragan
Tout en essayant de rester à l’écart les uns des autres.

Des rêves d’unité brisés, (Nos vies sont parallèles)
Des trajectoires indépendantes, (Nos vies sont parallèles)
Hurlant pour se faire comprendre, (Nos vies sont parallèles)
Nous renfermant sur nous-mêmes en souffrance. (Nos vies sont parallèles)

Nos vies sont parallèles…

5. Punk Rock Song (Graffin)

Have you been to the desert?
Have you walked with the dead?
There’s a hundred thousand children being killed for their bread
And the figures don’t lie they speak of human disease,
But we do what we want and we think what we please.

Have you lived the experience ?
Have you witnessed the plague ?
People making babies sometimes just to escape.
In this land of competition the compassion is gone,
Yet we ignore the needy and we keep pushing on.
We keep pushing on…

This is just a punk rock song
Written for the people who can see something’s wrong.
Like ants in a colony we do our share,
But there’s so many other fuckin’ insects out there.
And this is just a punk rock song.

Have you visited the quagmire ?
Have you swam in the shit ?
The party conventions and the realpolitik,
The faces always different, the rhetoric the same,
But we swallow it, and we see nothing change.
Nothing has changed…

This is just a punk rock song
Written for the people who can see something’s wrong.
Like workers in a factory we do our share
But there’s so many other fuckin’ robots out there.
And this is just a punk rock song.

Ten million dollars on a losing campaign,
Twenty million starving and writhing in pain.
Big strong people unwilling to give,
Small in vision and perspective.
One in five kids below the poverty line,
One population runnin’ out of time.
Runnin’ out of time.

This is just a punk rock song
Written for the people who can see something’s wrong.
Like ants in a colony we do our share,
But there’s so many other fuckin’ insects out there.
And this is just a punk rock song.

(Figures don’t lie they speak of human disease,
But we do what we want and we think what we please.
One in five kids below the poverty line,
One population runnin’ out of time.)

This is just a punk rock song…

Une chanson punk rock

Avez-vous été dans le désert ?
Avez-vous marché avec les morts ?
Là-bas, cent mille enfants sont tués pour leur pain
Et les chiffres ne mentent pas, ils parlent de maladies humaines,
Mais nous faisons ce que nous voulons et nous pensons ce qui nous plaît.

Avez-vous vécu l’expérience ?
Avez-vous été témoin de la peste ?
Les gens font parfois des enfants juste pour s’échapper.
Sur cette terre de compétition, la compassion a disparu,
Malgré cela, nous ignorons les nécessiteux et nous continuons d’avancer.
Nous continuons d’avancer…

Ce n’est qu’une chanson punk rock
Écrite pour ceux qui voient que quelque chose ne va pas.
Comme des fourmis dans une colonie, nous faisons notre part,
Mais il y a tellement d’autres putains d’insectes.
Et ce n’est qu’une chanson punk rock.

Avez-vous visité le bourbier ?
Avez-vous nagé dans la merde ?
Les conventions du parti et la realpolitik,
Les visages sont toujours différents, la rhétorique est la même,
Mais on avale tout ça, et on ne voit rien changer.
Rien n’a changé…

Ce n’est qu’une chanson punk rock
Écrite pour ceux qui voient que quelque chose ne va pas.
Comme les ouvriers d’une usine, nous faisons notre part
Mais il y a tellement d’autres putains de robots.
Et ce n’est qu’une chanson punk rock.

Dix millions de dollars pour une campagne perdante,
Vingt millions de personnes affamées, se tordant de douleur.
De grands puissants qui ne veulent pas donner,
Petits par leur vision et leur perspective.
Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté,
Une population qui manque de temps.
Qui manque de temps.

Ce n’est qu’une chanson punk rock
Écrite pour tous ceux qui voient que quelque chose ne va pas.
Comme des fourmis dans une colonie, nous faisons notre part,
Mais il y a tellement d’autres putains d’insectes.
Et ce n’est qu’une chanson punk rock.

(Les chiffres ne mentent pas, ils parlent de maladies humaines,
Mais nous faisons ce que nous voulons et nous pensons ce qui nous plaît.
Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté,
Une population qui manque de temps).

Ce n’est qu’une chanson punk rock…

6. Empty Causes (Graffin)

Everwhere you looked there was confusion, violence, drama and drugs,
So many righteous revolutionaries spouting utopian love,
Everyone shrouded in purple haze,
Then one day they woke up from their dream state.
They found themselves no more at peace than before,
Older, meek, and conformed.

Empty causes,
A bluster for the soul, a fix for their mind.
Empty causes,
Cling to everything you find.

Well, the shots rang out like popcorn
And the Chief was hit and rushed out of sight,
The mohawk-chain leather brigade rejoiced maliciously on that night.
Someone cried out “fuck the government”,
His mates couldn’t define what he meant
So no one gave him the time of day
And the scene died away.

Empty causes,
A war for the body, an army in the mind.
Empty causes,
Losing steam as time goes by.

Could it be that everybody selfishly desires their own personal retinue
And that causes are just manifestations
Of too much time and far too little to do.

Empty causes,
Direction for the soul, conviction for the mind.
Empty causes,
Cling to everything you find.

Empty causes,
You’ve got yours and I’ve got mine.

Des causes vaines

Partout où tu regardais, il y avait confusion, violence, drame et drogue,
Tant de révolutionnaires vertueux débitant un amour utopique,
Tout le monde était enveloppé d’une brume violette,
Puis un jour, ils sont sortis de ce rêve.
Ils ne se sont pas retrouvés plus en paix qu’auparavant,
Seulement plus âgés, plus dociles et plus conformes.

Des causes vaines,
Une explosion pour I’âme, une cure pour leur esprit.
Des causes vaines,
Accrochez-vous à tout ce que vous trouvez.

Les coups de feu ont éclaté comme du pop-corn
Le Chef a été touché et a disparu à toute vitesse,
La brigade en cuir à chaîne mohawk se réjouissait malicieusement cette nuit-là.
Quelqu’un a crié “J’emmerde le gouvernement”,
Ses camarades ne comprirent pas ce qu’il voulait dire
Alors personne ne lui a dit l’heure qu’il était
Et la scène s’est arrêtée.

Des causes vaines,
Une guerre pour le corps, une armée dans l’esprit.
Des causes vaines,
Perdant de la vitesse au fil du temps.

Se pourrait-il que chacun désire égoïstement sa propre descendance
Et que les causes ne soient que des manifestations
De trop de temps pour trop peu à faire.

Des causes vaines,
Une orientation pour l’âme, une conviction pour l’esprit.
Des causes vaines,
Accrochez-vous à tout ce que vous trouvez.

Les causes vaines,
Vous avez les vôtres et j’ai les miennes.

7. Nobody Listens (Graffin, Baker)

Hey mister, don’t point at me,
You shout rhetoric nonsense like a Pavlovian model
Responding to his questions.

Hey teacher, arrogance is bliss,
You spend your time turning water into life
As if you were God’s foreman.

Is it any wonder
Things seem so awry ?
We swim in a sea of confusion,
We don’t have to think to survive
So nobody listens.

Hey recluse, dont shout at me,
You proclaim yourself expert by extensions of the methods
Detailed in your magazines.

Hey downer, don’t prey on me,
We’ve all got bum raps that torment us day to day
That we hoist on our own shoulders.

Is it any wonder
People pass you by ?
Your plea for understanding
Is heard as desperate lies ?
Nobody listens.

I can’t help you…

Is it any wonder
Things are so inane ?
So many quests for compassion
Are just for someone’s personal gain.

So nobody listens to you.

Personne n’écoute

Hé monsieur, ne me montre pas du doigt,
Tu cries des absurdités rhétoriques comme un modèle pavlovien
Répondant à ses propres questions.

Hé, professeur, l’arrogance est une bénédiction,
Tu passes ton temps à transformer l’eau en vie
Comme si tu étais le contremaître de Dieu.

Est-ce vraiment surprenant que
Les choses semblent si mal tourner ?
Nous nageons dans un océan de confusion,
Nous n’avons pas à penser pour survivre
Donc personne n’écoute.

Hé, le solitaire, ne me cris pas dessus,
Tu te proclames expert en élargissant les méthodes
Détaillées dans tes magazines.

Hé, looser, ne m’en veux pas,
Nous avons tous des réprimandes de clochards qui nous tourmentent au jour le jour
Et que nous portons sur nos propres épaules.

Est-ce vraiment étonnant que
Les gens te passent devant ?
Ton appel à la compréhension
est entendue comme des mensonges désespérés ?
Personne n’écoute.

Je ne peux pas vous aider…

Est-ce vraiment étonnant que
Les choses soient si absurdes ?
Tant de quêtes pour la compassion
sont uniquement destinés à l’enrichissement personnel.

Donc, personne ne t’écoute.

8. Pity The Dead (Graffin)

There’s a boy in crimson rags with a grimace and a spoon
And a little sullen girl face-up staring at the moon,
And there’s no one around to hear their lonesome cries,
Then they pass away alone into the night.

Why do we pity the dead ?
Are you churned by emotion from voices in your head ?
Look at all the living and you’ll ask yourself why,
Oh, why do we pity the dead ?
Pity the dead !

Well, you’ve seen the disease, suffering and decay,
And you whisper to yourself blissfully “it’s okay”
And you still refuse the possibility
That the dead are better off than we.

Why do we pity the dead ?
Are you scared of the logic that swirls within your head?
Look at all the living and you’ll ask yourself why,
Oh, why do we pity the dead ?
Pity the dead!

Tell me what you see, tell me what you know.
Is there anyone who lives a painless life ?
If there is show me so.

The destitute and famished,
Demonic and the banished,
Dejected and the ostracized,
The brainwashed and the paralyzed,
The conquered and objectified,
The few who see the other side,
Tell me what you see !
It’s a mortal wretched cacophony.

In the end you may find there’s no guiding subtle light,
No ancestors or friends, no judge of wrong or right,
Just eternal silence and dormancy
And a final everlasting peace…

Pitié des morts

Il y a un garçon en haillons rouges portant une grimace et une cuillère
Et une petite fille maussade, le visage tourné vers la lune,
Et il n’y a personne autour pour entendre leurs cris solitaires,
Alors ils meurent seuls dans la nuit.

Pourquoi avons-nous pitié des morts ?
Es-tu bouleversé d’émotion à cause des voix dans ta tête ?
Observe tous les vivants et demandes-toi pourquoi,
Oh, pourquoi a-t-on pitié des morts ?
Pitié des morts !

Tu as vu la maladie, la souffrance et la déchéance,
Et tu te chuchotes à toi-même béatement « ça va aller ».
Et tu rejettes toujours la possibilité
Que les morts sont mieux lotis que nous.

Pourquoi avons-nous pitié des morts ?
As-tu peur de la logique qui tourbillonne dans ta tête ?
Observe tous les vivants et tu te demanderas pourquoi,
Oh, pourquoi a-t-on pitié des morts ?
Pitié des morts !

Dis-moi ce que tu vois, dis-moi ce que tu sais.
Y a-t-il une seule personne qui mène une vie sans douleur ?
S’il y en a une, montre-la-moi.

Les pauvres et les affamés,
Les démoniaques et les bannis,
Les découragés et les ostracisés,
Les gens qui ont subi un lavage de cerveau et les paralysés,
Les vaincus et les objectivés,
Les rares qui voient de l’autre côté,
Dis-moi ce que tu vois !
C’est une misérable cacophonie mortelle.

A la fin, tu pourrais bien constater qu’il n’y a pas de douce lumière pour te guider,
Pas d’ancêtres ni d’amis, pas de juge du bien ou du mal,
Seulement un silence et un sommeil éternels
Et une paix finale infinie…

9. Spirit Shine (Graffin, Baker)

Shed a tear for the criminal,
Give him something to believe.
Light a fire for the miserable,
Give the darkness some meaning.

Closed wounds harbor pestilence
When you lick them from within,
Charity has a redolence,
Chastity cannot rescind.

Spirit shine, it’s a sign
Of a troubled mind. (tortured mind)
Spirit shine all the time
Can render you blind.

You can take it all to heart or throw it all away.
You can call it just a lark or live your life that way.
You can give until you’re dry and sucked of all your gleam.
You can fake another cry and compromise your dream.

Spirit shine, it’s a sign
Of a tortured mind.
Spirit shine all the time
Can render you blind.

Cling tight to the parable,
Let it dominate your life.
Create a God who’s infallible,
Give your leader some respite.

Closed wounds harbor pestilence
When you lick them from within,
Rosy smiles lose their radiance
When you take it on the chin.

Spirit shine, it’s a sign
Of a tortured mind.
Spirit shine all the time
Can render you blind.

L’esprit brille

Verse une larme pour le criminel,
Donne-lui quelque chose en quoi croire.
Allume un feu pour le misérable,
Donne un sens à l’obscurité.

Les plaies fermées abritent la peste
Quand on les lèche de l’intérieur,
La charité a une signification,
Que la chasteté ne peut pas annuler.

L’esprit brille, c’est le signe
D’un esprit troublé.
L’esprit brille tout le temps
Il peut rendre aveugle.

Tu peux tout prendre à cœur ou tout balancer.
Tu peux dire que c’est juste une farce ou vivre ta vie de cette manière.
Tu peux donner jusqu’à ce que tu sois sec et vidé de toute ta lueur.
Tu peux simuler un nouveau cri et compromettre ton rêve.

L’esprit brille, c’est le signe
D’un esprit torturé.
L’esprit brille tout le temps
Il peut rendre aveugle.

Accroche-toi à la parabole,
Laisse-la dominer ta vie.
Crée un Dieu infaillible,
Donne un peu de répit à ton patron.

Les plaies fermées abritent la peste
Quand on les lèche de l’intérieur,
Les sourires roses perdent de leur éclat
Quand on est en difficulté.

L’esprit brille, c’est le signe
D’un esprit torturé.
L’esprit brille tout le temps
Il peut rendre aveugle.

10. The Streets Of America (Graffin, Baker)

Desolate and without purpose,
Radiating from so many septic sources,
Forming the fabric of a wayward people,
Disappearing as the vestiges of our past.

Scratched like tartan into virgin soil,
A substrate for progress and disarray,
A spreading network of broken dreams
Searching for a thoroughfare to take us away.

Just a little tale from the streets of America, (say a little prayer)
Sparkled promises paved with pathos and hysteria,
Trenchant, weary native sons,
Step back and see the damage done,
Meander to the horizon, (shoot straight to the horizon)
The streets of America.

Black, tarred concrete pine for me
Lying dormant for you and country,
Hardened surface cracked within
Catch the sweat from off of the chin.

Of men and women, Senior and child
Who look to you and your sterile miles
And in their stares is bald dismay
For what you promised led them astray.

Hard-cracked, daunting, lifeless veins,
False hope corridors to greener pastures is all that remains.

Les rues de l’Amérique

Désolées et sans intérêt,
Rayonnantes de tant de sources septiques,
Formant la toile de fond d’un peuple rebelle,
Disparaissant comme les vestiges de notre passé.

Griffées comme du tartan dans la terre vierge,
Un substrat pour le progrès et le désarroi,
Un réseau de rêves brisés se répandant
A la recherche d’un passage pour nous emmener.

Juste une petite histoire sur les rues de l’Amérique,
Des promesses étincelantes pavées de pathos et d’hystérie,
Des fils natifs, découragés et fatigués,
Prenez du recul et constatez les dégâts,
Des méandres vers l’horizon,
Les rues de l’Amérique.

Du bois de pin noir et goudronné pour moi
En sommeil pour vous et votre pays,
Une surface durcie fissurée à l’intérieur
Capturant la sueur qui coule des mentons

D’hommes et de femmes, de personnes âgées et d’enfants
Qui se tournent vers vous et vos miles stériles
Et dans leurs regards le désarroi absolu
Car ce que vous aviez promis les a égarés.

Dites une petite prière pour les rues de l’Amérique,
Des promesses étincelantes pavées de pathos et d’hystérie,
Des fils natifs, découragés et fatigués,
Prenez du recul et constatez les dégâts,
Tirez tout droit jusqu’à l’horizon
Les rues de l’Amérique.

Des veines crevassées, décourageantes, sans vie,
Des couloirs pleins de faux espoirs vers des pâturages plus verts, c’est tout ce qu’il reste.

11. Ten In 2010 (Graffin)

Parched, cracked mouths, empty swollen guts,
Sun-baked pavement encroaches on us,
Haves and have-nots together at last,
Brutally engaged in mortal combat.
Ten in 2010.

What kind of God orchestrates such a thing?
Ten in 2010,
Ten billion people all suffering,
Ten in 2010,
Truth is not an issue just hungry mouths to feed,
Ten in 2010,
Forget what you want, scrounge the things you need.

Happy and content it can’t happen to you,
Ten in 2010,
Fifteen years we’ll think of a solution,
Ten in 2010,
It won’t just appear in one day,
Ten in 2010,
For ten in twenty-ten we’re well on our way.

Like piercing ear darts, I heard the news today,
Ten in 2010,
Ten billion people coming your way…

Dix en 2010

Des bouches assoiffées et gercées, des boyaux vides et gonflés,
Un trottoir brûlé par le soleil empiète sur nous,
Les riches et les pauvres enfin réunis,
Brutalement engagés dans un combat mortel.
Dix en 2010.

Quel genre de Dieu a pu orchestrer une telle chose ?
Dix en 2010, dix en 2010,
Dix milliards de personnes toutes en souffrance,
Dix en 2010, dix en 2010,
La vérité n’est pas le sujet, juste des bouches affamées à nourrir,
Dix en 2010, dix en 2010,
Oublie ce que tu veux, prends ce dont tu as besoin.

Heureux et satisfait, cela ne peut pas t’arriver,
Dix en 2010, dix en 2010,
D’ici quinze ans, nous trouverons une solution,
Dix en 2010, dix en 2010,
Ça n’arrivera pas en un jour,
Dix en 2010, dix en 2010,
D’ici à dix en 2010, nous serons sur la bonne voie.

Comme des flèches qui transpercent l’oreille, je viens d’apprendre la nouvelle,
Dix en 2010, dix en 2010,
Dix milliards de personnes se dirigent vers toi…

12. Victory (Graffin)

The velveteen and oaken fixtures soothed the lonely child,
The parents watched the escort take him while they stood outside.
The priest was kind and gentle as he positioned his head,
The pain was like brimstone, but the kid hardly bled.

Victory, instinct over intellect.
Victory, it erupts from deep inside.
History, history is laughing at us,
Plotting its discovery.
Victory, victory,
Blame it on the victory.

Among the parade crowd there stands a decorated man
Remembering how he helped to save this sacred land.
His helpless enemy was wounded, both hands raised with hope.
He killed him without second thought with brute force and a rope.

Victory, instinct over intellect.
Victory, it erupts from deep inside.
History, history is laughing at us,
Plotting its discovery.
Victory, victory,
Blame it on the victory.

So many times, so many lives test the other side
Waiting to see what the maker has in mind.

The unsuspecting commoners hum diligent each day,
They wallow in their father’s sins, as time passes away.
The crimes are without motive but they ignore all restraint,
The evil sits inside them torpid timing its escape.

Victory, instinct over intellect.
Victory, it erupts from deep inside.
History, history is laughing at us,
Plotting its discovery.
Victory, victory,
Blame it on the victory.

Victoire

Les appareils en velours et en chêne apaisaient l’enfant solitaire,
Ses parents ont regardé cette escorte l’emmener tandis qu’ils se tenaient dehors.
Le prêtre était gentil et doux lorsqu’il a positionné sa tête,
La douleur fut atroce, mais le gamin a à peine saigné.

Victoire, de l’instinct sur l’intellect.
Victoire, elle jaillit du plus profond de nous.
L’histoire, l’histoire se moque de nous,
Retraçant sa découverte.
Victoire, victoire,
C’est la faute de la victoire.

Parmi la foule qui défilait, il y a un homme décoré
Se souvenant comment il a contribué à sauver cette terre sacrée.
Son ennemi impuissant était blessé, les deux mains levées pleines d’espoir.
Il l’a tué sans hésiter avec une force bestiale et une corde.

Victoire, de l’instinct sur l’intellect.
Victoire, elle jaillit du plus profond de nous.
L’histoire, l’histoire se moque de nous,
Retraçant sa découverte.
Victoire, victoire,
C’est la faute de la victoire.

Tant de fois, tant de vies testent l’autre côté
En attendant de voir ce que le créateur a en tête.

Les roturiers sans méfiance fredonnent chaque jour avec diligence,
Ils se vautrent dans les péchés de leurs pères, à mesure que le temps passe.
Les crimes sont sans motif mais ils ignorent toute retenue,
Le mal réside en eux, tordu, programmant sa sortie.

Victoire, de l’instinct sur l’intellect.
Victoire, il jaillit du plus profond de nous.
L’histoire, l’histoire se moque de nous,
Retraçant sa découverte.
Victoire, victoire,
C’est la faute de la victoire.

13. Drunk Sincerity (Graffin)

The smell of virgin pages wafted through the swinging doors
And the croaking speech he’d heard from countless counselors before.
They said, “We all care for you, we know how you suffer,
But I know you can succeed, I used to have it so much rougher.”

There’s hope in the words and emotion in the eyes.
It’s so easy to be misled by the savvy gentle guise
And like fools we trust the delivery,
But it’s all just drunk sincerity.

In maternal family assembly poised regarding the blue tube,
The numbers crept up higher and the hawks stayed out of view.
Then the generals said, “We dont want our boys dead.
Your sons and your husbands will be coming back heroes soon.”

There’s hope in the words and emotion in the eyes.
It’s so easy to be misled by the savvy gentle guise
And like fools we trust the delivery,
But it’s all just drunk sincerity.

With steam, heat, and rhythm in the back seat of the car
And adolescent perspective projecting life’s forecast to the stars,
You heard love from the lips and you were rapt by the hips
And the promise was eternal, but you couldn’t see that far.

There’s hope in the words and emotion in the eyes.
It’s so easy to be misled by the savvy gentle guise
And like fools we trust the delivery,
But it’s all just drunk sincerity.

Une sincérité ivre

L’odeur des pages vierges traversait les portes battantes
Tout comme le discours croassant qu’il avait déjà entendu de la part d’innombrables conseillers.
Ils lui ont dit : “Nous tenons tous à vous, nous savons à quel point vous souffrez,
Mais je sais que vous pouvez réussir, j’ai connu des moments beaucoup plus difficiles”.

Il y a de l’espoir dans les mots et de l’émotion dans les yeux.
C’est si facile de se laisser abuser par cette douce et intelligente apparence
Et comme des imbéciles, nous nous fions à cette prestation,
Mais ce n’est qu’une sincérité ivre.

En réunion de famille, on débattait autour de la télévision,
Les chiffres augmentaient et on ne voyait plus les Hawks *
Puis les généraux ont dit : “Nous ne voulons pas que nos garçons meurent.
Vos fils et vos maris reviendront bientôt en héros.”

Il y a de l’espoir dans les mots et de l’émotion dans les yeux.
C’est si facile de se laisser abuser par cette douce et intelligente apparence
Et comme des imbéciles, nous nous fions à cette prestation,
Mais ce n’est qu’une sincérité ivre.

De la vapeur, de la chaleur et du rythme sur la banquette arrière d’une voiture
Les perspectives d’avenir d’une adolescente sont projetées vers les étoiles,
Tu l’entendais parler d’amour et tu étais transporté par les hanches
Et la promesse était éternelle, mais tu ne pouvais pas voir aussi loin.

Il y a de l’espoir dans les mots et de l’émotion dans les yeux.
C’est si facile de se laisser abuser par cette douce et intelligente apparence
Et comme des imbéciles, nous nous fions à cette prestation,
Mais ce n’est qu’une sincérité ivre.

* Hélicoptères de l’armée américaines.

14. Come Join Us (Graffin)

So you say you gotta know why the world goes ’round
And you can’t find the truth in the things you’ve found
And you’re scared shitless ‘cuz evil abounds,
Come join us.

Well, I heard you were looking for a place to fit in,
Full of adherent people with the same objective,
A family to cling to and call brethren,
Come join us.

All we want to do is change your mind.
All you need to do is close your eyes.

So come join us.
Come join us.
Come join us.

Don’t you see the trouble that most people are in
And that they just want you for their own advantage,
But I swear to you we’re different from all of them,
Come join us.

I can tell you are lookin’ for a way to live
Where truth is determined by consensus,
Full of codified arbitrary directives,
Come join us.

All we want to have is your small mind,
Turn it into one of our own kind.

You can go through life adrift and alone,
Desperate, desolate, on your own,
But we’re lookin’ for a few more stalwart clones.

So come join us.
Come join us.
Come join us.

We’ve got spite and dedication as a vehement brew,
The world hates us, well we hate them too,
But you’re exempted of course if you
Come join us.

Independent, self-contented, revolutionary,
Intellectual, brave, strong and scholarly,
If you’re not one of them, you’re us already so
Come join us.

Viens nous rejoindre

Alors, comme ça tu veux savoir pourquoi le monde tourne
Et tu ne trouves pas de vérité dans ce que tu as découvert
Et tu as une peur bleue parce que le mal abonde,
Viens nous rejoindre.

J’ai entendu dire que tu cherchais un endroit pour t’intégrer,
Plein d’adhérents ayant le même objectif,
Une famille à laquelle t’accrocher et que tu appelleras “frères”,
Viens nous rejoindre.

Tout ce que nous voulons, c’est te faire changer d’avis.
Tout ce que tu dois faire, c’est fermer les yeux.

Alors, viens nous rejoindre.
Viens nous rejoindre.
Viens nous rejoindre.

Tu ne vois pas les problèmes que la plupart des gens ont
Et qu’ils ne te veulent que pour leur propre avantage,
Mais je te jure que nous sommes différents de tous ces gens,
Viens nous rejoindre.

Je vois que tu recherches une façon de vivre
Où la vérité est déterminée par le consensus,
Pleine de directives arbitraires codifiées,
Viens nous rejoindre.

Tout ce que nous voulons, c’est ton petit esprit,
Pour le transformer en un des nôtres.

Tu peux traverser la vie à la dérive et tout seul,
Désespéré, dévasté, livré à toi-même,
Mais nous recherchons d’autres clones robustes.

Alors viens nous rejoindre.
Viens nous rejoindre.
Viens nous rejoindre.

Nous avons la méchanceté et le dévouement comme breuvage véhément,
Les gens nous détestent, et bien nous les détestons aussi,
Mais bien entendu, tu es exempté si tu
Viens nous rejoindre.

Indépendants, autonomes, révolutionnaires,
Intellectuels, courageux, solides et érudits,
Si tu n’es pas l’un d’entre eux, tu es déjà des nôtres alors
Viens nous rejoindre.

15. Cease (Graffin)

Blacktop pavement cover me,
Like a chemical reaction or a steam roller
Spreading randomly.
There’s a distant buzz at low frequency
It tickles my ear, rumbles under my feet
And it shakes the leaves off of every tree
Violently.

What pretension, everlasting peace,
Everything must cease.

Institution on the hill,
Like a beacon in the mind of an ancestor
To ignite a people’s will.
There’s a shadowed stain on the west facade,
It has spread like decay to enshroud the fraud
And the descendants find it oh so odd.
Oh, so odd.

What pretension, everlasting peace,
Everything must cease.

Grave memorial, hewn white stone,
Like the comforting caress of a mother
Or a friend you’ve always known.
It evokes such pain and significance,
What was once is reduced to rememberance
And the generations pass without recompense.

What pretension, everlasting peace
Everything must…

Cesser

Le trottoir noir me protège,
Comme une réaction chimique ou un rouleau compresseur
Se propageant au hasard.
Il y a un buzz distant à basse fréquence
Ça me chatouille l’oreille, ça gronde sous mes pieds
Et ça secoue les feuilles de chaque arbre
Avec violence.

Quelle prétention, la paix éternelle,
Tout doit cesser.

L’institution sur la colline,
Comme un flambeau dans l’esprit d’un ancêtre
Pour enflammer la volonté d’un peuple.
Il y a une ombre sur la façade ouest,
Elle s’est répandue comme une traînée de poudre pour masquer la fraude
Et les générations suivantes trouvent cela très étrange.
Oh, si étrange.

Quelle prétention, la paix éternelle,
Tout doit cesser.

Le monument funéraire, en pierre blanche taillée,
Comme la caresse réconfortante d’une mère
Ou un ami que vous avez toujours connu.
Cela évoque tant de douleurs et de significations,
Ce qui était autrefois est réduit au souvenir
Et les générations passent sans compensation.

Quelle prétention, la paix éternelle
Tout doit…

16. The Universal Cynic (Graffin)

Catch a shooting star and put it in your pocket
Then your pants will start on fire
One bird in the hand, or two birds in the bush
Neither do you any good, when you’re stuck in the quagmire

Show everyone you’re not sure that they’re telling the truth
Then you can be known as the universal cynic too

Benefit your fellow man with good deeds for the day
And you’ll serve your life away
Pennies saved today are pennies still tomorrow
Strewn upon the desk, piled up in the paper weight

Show everyone you’re not sure that they’re telling the truth
Then you’ll be known as the universal cynic too

Wipe your opaque eyes and restore your crystal vision
Turn another cheek and exalt in your decision
A bit of exercise for the universal cynic in you

Early to bed, and early to rise
Precludes you from seeing the most brilliant starry nights
Sticks and stones can break bones, words can’t really hurt
Unless you carry guns, and are hungry for a fight

Challenging the standards, or questioning the established rules
Trying to understand how they can benefit you
Showing everyone you’re not sure that they’re telling the truth
Just a bit of exercise for the universal cynic in you;
The universal cynic in you

Le cynique universel

Attrape une étoile filante et mets-la dans ta poche
Ton pantalon va alors s’enflammer
Un oiseau dans la main, ou deux oiseaux dans la brousse
Quand on est coincé dans le bourbier, on ne sert à rien non plus

Montre à tout le monde que tu n’es pas sûr qu’ils disent la vérité
Tu seras alors toi-aussi connu comme le cynique universel

Fais profiter ton prochain de bonnes actions pour la journée
Et tu serviras toute ta vie
Les centimes économisés aujourd’hui sont des centimes pour demain
Jetés sur le bureau, empilés dans le presse-papiers

Montre à tout le monde que tu n’es pas sûr qu’ils disent la vérité
Tu seras alors toi-aussi connu comme le cynique universel

Essuie tes yeux opaques et retrouve ta lucidité
Tends l’autre joue et mets en valeur tes décisions
Un peu d’exercice pour le cynique universel qui est en toi

Se coucher tôt et se lever tôt
T’empêche de voir les nuits les plus étoilées et les plus brillantes
Les bâtons et les pierres peuvent briser des os, les mots ne peuvent pas vraiment faire de mal
A moins d’être armé et d’avoir envie de se battre

Remettre en cause les normes ou les règles établies
Essayer de comprendre comment elles peuvent t’être utiles
Montre à tout le monde que tu n’es pas sûr qu’ils disent la vérité
Juste un peu d’exercice pour le cynique universel qui est en toi
Le cynisme universel en toi

17. The Dodo (Graffin, Baker)

I see a white haired man, he’s got a suit on and
He’s telling people how they’re supposed to live
Nobody’s listening to the politician
No matter what sage advice he has to give

He’s got a clumsy, outdated m.o.
And he’s come to a fork in the road
And there is only one direction to go

Among the commuters, dwarfed by the skyscrapers
I watch the countless millions fighting for space
See hateful, petty acts, disjointed images,
And can’t believe that I’m one of the same race

We’re all just struggling to cope
And we come to a fork in the road
As we watch our foundations erode
There’s only one direction to go

It’s the way of the dodo
Such a noble destiny
It’s the waltz of desperation
Passed along to you and me
The way of the dodo
(It’s the gray stuff in your head)
(It’s the pulse of the living and the voices of the dead)

Le dodo

Il y a un homme aux cheveux blancs, il porte un costume et
Il dit aux gens comment ils sont supposés vivre
Personne n’écoute le politicien
Peu importe le conseil avisé qu’il a à prodiguer

Il a un mode opératoire maladroit et dépassé
Et il est arrivé à la croisée des chemins
Et il n’y a qu’une seule direction à suivre

Parmi les banlieusards, éclipsés par les gratte-ciel
Je regarde les innombrables millions de personnes qui se battent pour gagner leur place
Je suis témoin d’actes haineux et mesquins, comme tant d’images incohérentes,
Et je ne peux pas croire que je suis de la même race

Nous luttons tous pour nous en sortir
Et nous arrivons à la croisée des chemins
Alors que nous voyons nos fondations s’éroder
Il n’y a qu’une seule direction à suivre

C’est la voie du dodo
Un destin si noble
C’est la valse du désespoir
Transmis à toi et à moi
La voie du dodo
(C’est le truc gris dans votre tête)
La voie du dodo
(C’est le pouls des vivants et la voix des morts)